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22/09/2014

[Expresso] Le patrimoine, la nature et l'Europe

Affiche JEP 2014

Dans la lignée  de commémorations de l'été, se profile le week end qui a célébré le patrimoine dans toutes ses dimensions : naturelle, culturelle mais également urbaine citoyenne... Avec un trait commun : l'Europe.
A travers les multiples facettes que revêt le patrimoine, c'est l'occasion de témoigner de la vitalité de celui-ci. Mais aussi de caractère essentiel qu'il présente.

 [Développer l'Europe ; entretenir le patrimoine  et préserver la nature comme trois axes structurants pour l'avenir] 

Patrimoine culturel, patrimoine naturel réunit en un seul événement deux énergie fondamentales de la civilisation. La culture et la nature. L'homme et son environnement. Loin d'être figé, le bien commun offre un repère pour notre humanité.

02/06/2014

DOSSIER | Europe, l'union dans tous ses états


Editorial | Citoyens d'Europe

Au delà du schéma juridique des plus complexes qui favorise certes la reconnaissance démocratique des 27 pays membres, l'Europe s'illustrera le jour où existera une citoyenneté de fait comme de droit. Bien sûr, il est déjà possible de parler d'une culture européenne commune à l'ensemble des états. Mais l'appartenance locale demeure encore un pari.

Pour être réelle et concrète, la démocratie européenne passe par une organisation fédérale. L'Europe citoyenne sera un fait lorsque chacun pensera en premier lieu à la dimension communautaire avant même l'état sur lequel il habite. L'acquisition de ce réflexe passe par une organisation politique ad hoc. 
L'euro-citoyenneté doit s'intensifier à travers l'expression d'une culture commune vivante. A l'inverse de frontières entre les états membres qui brideraient la mutualisation des ressources, l'entité européenne doit peser dans le monde. Pour parler d'une seule voix, il lui faut être animer autour d'un projet structurant facteur d'adhésion en son sein. 

La gouvernance politique doit s'ouvrir aux défis du monde. L'Europe est un tremplin pour ses états membres afin d'exister dans le concert international. 


Au sommaire de ce dossier, retrouvez :

26/05/2014

[Expresso] Euro-scepticisme

Depuis sa création, l'Europe fait face aux septiques. Comme tout mouvement, elle a son lot de mécontents. Mais, plus que cela, elle constitue un bouc émissaire au rejet de la classe politique. Et fait le choux gras des extrêmes, en mal d'existence. Sans nul doute, dans sa traduction électorale, le scepticisme est en fait anti-européen. C'est la vérité du scrutin. 


Une nouvelle étape européenne vient d'être franchie. Non des moindres. L'extrême droite défend une philosophie contre-nature de l'Europe. Celle de la peur de l'autre qui condamne au repli sur soi, de la peur de l'avenir qui conduit à l''immobilisme du conservatisme qui détourne du progrès. 

L'Europe des nationalistes, c'est une Europe qui se présente contre elle-même. Si penser contre soi-même a souvent du bon, il peut s'avérer contre-productif. C'est le cas pour ces élections européennes 2014. Si l'abstention n'a pas atteint le niveau record de 2009, l'adhésion à l'Europe n'en n'est pas plus forte. Pis, en France, le FN qui gagne du terrain ne propose rien pour le renforcement de celle-ci. Son discours ne s'adresse qu'au protectionnisme à l'intérieur de chaque état, là où le projet européen fait oeuvre d'ouverture.

[A l'image du nihilisme contraire à l'humanisme, vis à vis de l'Union, 
le scepticisme est anti-européen]

Personne n'ose croire ce matin, qu'en France - Pays des droits de l'Homme - le FN arrive en tête. Pourtant, force est de constater qu'au sein du nouveau Parlement européen, 1 élu sur 3 portent les idées d'extrême droite. Doit-on pour autant en conclure que les idées nationalistes convainquent les électeurs qui en ont fait le choix. L'humanisme, idéal européen nous invite à croire qu'il s'agit plutôt d'un vote par défaut, qui marque le rejet des autres mouvements politiques. C'est le sens du vote des sceptiques. A l'image de la doctrine philosophique du même nom, c'est le doute qui prévaut sur l'intuition parce qu'aucune vérité n'existerait. Mais attention là encore au contre-sens, le doute philosophique sert la cause d'une meilleure compréhension du monde sans en dissoudre les valeurs. Le doute au sein de l'Europe ne sert en rien une quelconque avancée. Pis, il bafoue le mouvement de l'Histoire et de ses valeurs. Et, dans le monde des idées, cette posture porte un autre nom, le nihilisme. 

22/05/2014

[Regard] L'Europe d'Epicure

Il faut être convaincu du rôle de l'Europe pour croire encore à l'oeuvre inachevée de Jean MONNET. Dans l'architecture politique déjà bien décriée, elle est peut-être le système le plus controversé, le plus éloigné des territoires et le plus complexe à suivre. Et n'en est pas moins essentielle. Alors que l'échelon européen représente une frontière aux dérives de la mondialisation, pourquoi le traite-t-on à ce jour en second plan ?


Ses principaux détracteurs reprochent à l'institution européenne sa technicité, son austérité et au final de ne représenter qu'elle-même. A quoi pourrait donc bien ressembler une Europe du vivre ensemble ? Au-delà de reconnaître les spécificités culturelles de ses pays membres, il lui faudrait parvenir à créer les conditions d'une interaction constructive entre les peuples. Il n' y a que les épicuriens pour croire aujourd'hui qu'il est possible de jouir du présent. Et de vivre ainsi une réalité qui incarne parfaitement les désirs de chacun.

L'idéal, un avenir à construire ensemble

Depuis son origine l'Europe reste un idéal jamais atteint car toujours en devenir. Du fait de l'entrée régulière de nouveaux pays membres ? Pas uniquement. En raison, surtout, de l'incapacité des Etats à créer une véritable entité de gouvernance politique. C'est cette situation qui fait de l'Europe une organisation toujours en suspend qui créé toutes les frustrations. Celle-ci ne parvient pas à renvoyer le sentiment d'une permanence.
Est-ce à dire que l'Europe demeure une utopie condamnée demain à poursuivre un rêve chimérique ? Sans doute pas. Il suffit pour cela en appeler à Epicure, le chantre du plaisir et du bonheur immédiat. Contrairement  à la définition contemporaine que l'on donne aux épicuriens, l'épicurisme est une école philosophique qui consiste à se tenir sans cesse conscient de ce que l'on a. Et ainsi de trouver plaisir à profiter de ce qu'on aurait pu ne jamais avoir. Plus qu'un éveil, c'est une véritable forme de maturité dont témoigne cette thèse. Un prisme à travers lequel il est temps que chaque citoyen s'emploie à regarder l'Europe comme une opportunité. Car à défaut d'être idéale, l'Europe est toujours en marche.


14/04/2014

[Expresso] Une Europe participative

Si l'horizon du printemps est marqué par l'été, l'évasion et le retour à soi, celui de la politique non politicienne se porte sur l'Europe après le tremplin des municipales. Car la ville est un des multiples ressorts de l'Europe au titre des actions qu'elle engage avec le concours de l'Union. Au regard du niveau d'abstention record qu'ont connu les municipales, il apparaît comme un défi de faire adhérer les citoyens au urnes fin mai. Qui plus est dans un contexte de réticence face à une Europe peu lisible en terme d'opportunités. 

A quoi sert encore l'Europe ? C'est la question que beaucoup se posent au moment de se rendre aux urnes une nouvelle fois cette année. Une interrogation alimentée par un scepticisme exacerbé en cette période de guerre lasse contre la crise, dans ce contexte de méfiance à l'égard des règles et de désillusion face au rôle du politique. Cette remise en question devient légitime si l'on envisage l'Europe uniquement comme un vaste réseau hémophile et punitif qui ne s'illustre qu'à travers la contrainte qu'il conditionne auprès des Etats membres. Oui l'Europe est économique et participe au marché mondial. L'idéal européen ne mérite pas d'être le réceptacle de la colère. Au contraire, celui-ci mérite le plus grand respect et la meilleure attention. Pour cela, encore faut-il que les programmes des listes s'illustrent par des idées concrètes plus qu'à travers des déclarations d'intention sans lendemain.

L'Europe sert à tout. Elle est présente dans les moindres recoins de l'action publique quotidienne et se veut ressort de l'économie. Elle alimente en soutenant l'agroalimentaire, elle accompagne en concourant aux formations professionnelles, elle valorise en reconnaissant le patrimoine local. Il suffit pour s'en rendre compte, d'observer le nombre de logos reconnaissable dans les multiples initiatives de l'action publique.

[Rendre l'Europe non seulement visible mais lisible 
c'est à dire concrète en terme de retombées locales est devenu essentiel]

L'identité politique européenne s'illustre sous deux aspects indissociables. A son sommet, par la réunion des intérêts en un destin commun de manière à former une gouvernance partagée. Localement, où faire vivre un sentiment d'appartenance dans une communauté de semblable est la condition sinéquanone.

A l'échelle d'une ville, il est tout à fait possible de favoriser l'appropriation par les habitants de l'Europe et d'instituer localement une identité européenne. Et ce , en opérant à des niveaux divers tels que :
- Développer et donner les moyens d'un jumelage intra-européen pour toutes les communes qui présentent des similitudes en matières éco, culturelles ou sportives.
- Associer dans les villes les maisons de l'Europe plus fortement dans un réseau associatif local et autour d'événements. Et ce, dans un lien renforcé avec les offices de tourisme.
- Engager les associations de commerçants et artisans à se structurer dans la perspective d'un marché européen.

12/12/2011

Europe, la grande étrangère


L’Union Européenne est omniprésente dans l’actualité politique de cette fin d’année. Pourtant, tel un incompréhensible paradoxe, sa perspective n’a jamais semblée aussi lointaine. Sa légitimité est mise à mal, sa capacité à rassembler ne semble plus moteur et le principe d’une gouvernance des Etats s’amenuise. Comment pouvons-nous nous résoudre à une telle fatalité à l’heure où, tous les démocrates en conviendront, l’avenir des nations en dépend ?
L’idée même de l’Europe développe un message d’espoir. Cet espoir est le moteur de toute activité humaine. Tout projet dans lequel on s’engage doit s’appuyer sur un idéal. Inscrite dans un principe de réalité, l’Europe continue d’incarner cette perspective. Elle garantit l’entente entre pays et, bien plus encore, le regroupement est un facteur de paix. Dans toute son histoire, depuis la fin dela Seconde Guerre Mondiale, l’Union Européenne n’a jamais été aussi indispensable dans la course mondiale.
Comme le déclare Nicolas Baverez avec la prise de hauteur qu’on lui connaît « Au XXIe siècle, le match n’oppose plus la démocratie et le totalitarisme, et ne se déroule plus entre Américains et soviétiques. Le duel oppose les Etats-Unis, ou plus largement l’Occident, et l’Asie, conduite parla Chine, pour la gestion la plus efficace du capitalisme universel. »
Dans le contexte que nous connaissons, il n’est pas un seul dirigeant qui ne s’aventure seul dans la création de son activité. Tout au moins sans s’assurer d’être non seulement soutenu par un entourage solide mais également par des partenaires dans le cadre d’un échange réciproque. Plus encore avec des associés à qui confier de véritables délégations. La perte du contrôle total qu’occasionne le fait de se regrouper n’a pas d’autre pareil que l’efficacité d’un projet collectif. N’assure-t-on pas que l’union fait la force.
[La nécessité de la mutualisation des moyens pour faire face aux déséquilibres, qu'ils proviennent de dysfonctionnement sociaux ou environnementaux, est omniprésente. A quelque échelle que ce soit, le regroupement est de mise comme la garantie d'une activité pérenne. Mutualiser, s'associer et construire des partenariats sont les témoignages d'un principe : celui de la responsabilité.]
En ce qui concerne l’action publique, le processus autant que l’impératif sont de même que pour l’initiative privée sur cette question. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, les collectivités territoriales créent les outils de leur mutualisation. Pour les élus locaux, l’Union Européenne est un partenaire incontournable des pouvoirs publics : étant elle-même force politique d’initiative, elle n’est pas en reste sur ce plan. Pour toutes ces raisons, l’Europe est une ressource, a fortiori pour les politiques nationales.
C’est pourquoi, en amont de tous les autres sujets qui animent la vie de la cité, nous nous devons de tenir l’Europe et l’international comme un idéal et surtout comme un horizon pour tous les autres sujets. Si l’on suit ce principe, cette thématique ne devrait-elle pas figurer au premier chef ? Trop souvent oubliée ou reléguée en ultime position, la perspective européenne devrait pourtant figurer en première place comme un moteur ou une locomotive, et plus encore comme le prisme qui oriente les autres projets. N’en déplaise aux partisans de la démondialisation : l’Europe est le meilleur vecteur d’une mondialisation partagée. C’est le plus sûr moyen de résister et d’entreprendre. Il me semble qu’à l’heure actuelle, il est irresponsable de s’exonérer de penser à l’échelle européenne.
Dire qu’il est d’abord nécessaire de s’intéresser aux sujets locaux, en arborant le fait que l’on doit en premier lieu résoudre les questions nationales avant d’agir à une échelle plus grande est une idée fausse et d’un autre âge. La meilleure preuve en est donnée par Corinne LEPAGE dont le mandat est européen et dont l’écho porte autant que celui des autres élus dans l’hexagone. De ce point de vue, se présenter à l’élection présidentielle en portant une mandat européen constitue une force supplémentaire doublée d’une véritable cohérence. C’est en effet, une manière d’unir la parole à des actes.
Partout en Europe les pays membres de l’Union sont confrontés à des problèmes similaires (endettement, migration de populations, protection sociale….) Dans les faits, à l’heure où nombre des problématiques vécues par les états membres se recoupent, la dynamique européenne semble à l’arrêt. Ce qui a pour conséquence qu’à l’intérieur de chaque pays les gouvernements tentent de mettre en œuvre isolément des mesures ad hoc pour leur pays. On est en train de passer devant une formidable opportunité, celle de pouvoir mettre sur la table des discussions européennes des questions qui relèvent directement de la gestion de la vie de la cité. Car le réflexe identitaire et le repli national semblent prendre le pas sur la dynamique de coopération européenne. Autrement dit, on perd la chance de montrer le visage d’une Europe qui se manifeste dans le quotidien des citoyens.
L’Europe ne doit pas être tenue à l’écart de notre réflexion nationale. Elle ne doit pas être l’aboutissement d’un processus engagé dans l’hexagone. L’opportunité qu’elle représente doit, selon toute logique, constituer le point de départ de toute initiative.
Paru sur le site CAP21 Pays de la Loire : http://cap21paysdelaloire.wordpress.com/category/editorial/

19/09/2011

Quand l'Europe touche à la faim

Plusieurs pays membres de l'union européenne s'opposent au maintien des budgets européens qui permettent de financer les repas gratuits de plus de 13 millions de personnes. La réduction draconienne d'un programme européen d'aide alimentaire aux pauvres serait donc envisagée. Un soutien financier dont bénéficie entre autres les restos du coeur en France et bien d'autres de leurs homologues en Europe.

Cette décision, si elle voit le jour serait un nouveau coup de semonce contre la perspective européenne. Pour au moins deux raisons.

La première est des plus pragmatiques. Se nourrir est vital. Et pour qui ne dispose ni de logement, ni d'accès à la santé, l'aide alimentaire est le plus souvent le dernier recours comme le besoin premier. A l'heure ou, à travers des directives très précises, l'Europe impose aux états membres une rigueur implacable dont les premiers à en connaître les conséquences sont les plus vulnérables, elle ne peut ni ne doit, par la même occasion leur faire vivre une double peine en les privant d'une aide vitale.

La seconde raison est d'ordre symbolique et par conséquent éminemment politique. A travers cette aide, l'Europe montre sa préoccupation sociale et témoigne de l'intérêt de la solidarité envers les peuples. Il s'agit d'une manière de "faire société" au sein d'une union où le refrain le plus réccurent sonne souvent les réflexes indentitaires.

27/06/2011

L'Europe dans tous ses Etats


Situation de crise oblige, la remise en question de l’Europe est une nouvelle fois envisagée par certains des Etats membres. Le problème se pose chaque fois qu’un des pays de la coalition connaît un problème intérieur. Pour la seconde fois, c’est la Grèce dont l’avenir financier est en suspend. Et tel un réflexe pavlovien, l’angoisse saisi ses alliés comme s’il s’agissait d’un virus contagieux. S’il s’agit en effet d’un risque dont aucun pays n’est à l’abris, c’est au contexte qu’il faut l’attribuer. Une conjoncture face à laquelle il nous résister. Collectivement ?

Le principe de solidarité qui prévaut à l’intérieur de frontières européennes doit-il être remis en question pour autant ?

Le repli national ne peut en aucun cas apparaître comme un solution. C’est serait une erreur et plus que cela la cause d’un nouvel échec.
L’histoire récente nous le montre. L’Europe n’est pas une option, c’est une nécessité, car elle constitue autant le moteur de notre développement, que le refuge protecteur face aux nombreux risques qui pèsent sur nos têtes. Qu’ils soient liés à des catastrophes naturelles, à des risques sanitaires où se traduisent sous la forme de guerre civile. L’espoir européen se traduit ainsi. En mutualisant nos doutes, on renforce, de fait, nos capacités de résistance.
Les grands enjeux que connaissent aujourd’hui les Etats membres de l’Union doivent être gérés à grande échelle. La gouvernance européenne doit être mise en question mais pas remise en question. La nécessité n’a jamais été aussi urgenteEn l’espace de quelques jours seulement l’Europe s’est dévoilée sous deux visages comme deux forces opposés. Le meilleur et le pire. Un aveu d’impuissance d’abord puis l’espoir retrouvé ensuite. Fidèles à sa tradition, la dynamique européenne semble toujours avoir besoin de se retrouver acculée avant de rebondir.
A ceux qui rêvent d’une gouvernance mondiale, le rapprochement entre l’Europe, le FMI et la banque mondiale a de quoi nourrir tous les espoirs. Qui eut cru cela il n’y a encore que quelques mois.
La zone euro menacée. Après l’euro fort et l’euro dévalué, l’euro semble aujourd’hui menacée à tel point que certains économistes prédise sa disparition. Une remise en question qui fait le jeu des eurosceptiques.