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07/01/2015
[Expresso] Front commun : un dessein pacifique
18/11/2013
[Médito] Manipulation
Même pour l'individu le plus machiavélique qui en use, la manipulation n'est jamais qu'un moyen au service d'un projet. La manipulation des esprits n'en demeure pas moins la pire des stratégies car elle conduit tout droit vers le totalitarisme. Un dessein contraire au progrès d'une société qui stérilise la singularité des individus et éradique le genre humain.
19/10/2013
[Médito] Observateur engagé
[Hors-d-oeuvre] se reconnaît comme observateur engagé dans les débats que connaît l'époque à laquelle nous vivons. Il poursuit modestement et avec une indéfectible constance son projet éditorial qui consiste à défendre la complexité comme une richesse et surtout comme un rempart aux idées préconçues. Sur des sujets choisis, il apporte un éclairage en respectant une ligne éditoriale sans exclusive mais avec détermination.
Commenter l'actualité, qu'elle soit internationale ou locale, qu'elle touche des sujets délicats ou plus légers nécessite d'adopter une attitude constructive. Et pourquoi pas en devenant force de proposition.
Si un [Point de vue] n'engage que son auteur, il peut avoir une résonance auprès des lecteurs - acteurs engagés ou simples curieux. Mieux, le propos tenu ici porte comme ambition modeste mais réelle de faire progresser l'action publique en proposant des nourritures à l'esprit.
Enfin, pour être définitif, un avis ne vaut que s'il est soumis à un débat contradictoire. Car, en voulant proposer une alternative à la pensée toute faite, il ne faudrait pas introduire une pensée unique. C'est pourquoi plusieurs [Regards] s'expriment.
[Si, comme le dit Camus, mal nommer un objet,
Ne rien dire, c'est signer par procuration]
D'ailleurs, quelle serait l'utilité de l'écriture, si elle ne sert à porter ou relayer un message ? Si l'acte d'écrire ne constitue pas une fin, c'est toutefois le complément d'une autre forme d'engagement qu'incarnent les corps intermédiaires. Par nos actes et autres prises de position, on devient observateur engagé dès lors que l'on agit au sein d'une organisation qui oeuvre pour l'intérêt général.
26/11/2010
Les méthodes en journalisme
Il existe plusieurs genres de journalisme impliquant des méthodes dédiées.
- Le journalisme d'investigation traite les faits dont la collecte peut être entravée par des tiers intéressés à leur non-divulgation, ou que le sujet étudié réclame un travail de recoupement long et complexe.
- Le journalisme d'actualité concerne principalement la radio, la télévision, la presse écrite quotidienne et Internet. Il s'agit de relater les événements récents. Les journalistes cherchent à obtenir les informations en exclusivité (scoop).
- Le grand reportage consiste quant à lui à mener une enquête en profondeur lors des guerres ou des grands événements historiques. Il est généralement considéré comme l'activité la plus noble du journalisme.
Enfin, Le journalisme peut être spécialisé dans un domaine particulier, comme le journalisme politique, sportif, scientifique, mondain, etc.
Le récit que nous propose Florence AUBENAS n'entre dans aucune des présentes catégories ou plutôt dans plusieurs à la fois. Un reportage-témoignage. Partisane d'un journalisme radical, elle a pris le parti non seulement d'observer mais de vivre la situation de l'intérieur. C'est en qualité de témoin qu'elle nous revient. Et parle en son nom propre. Plus que spectatrice, se présente comme une actrice engagée.
Le journalisme engagé, celui que prône Christophe BARBIER dans l'Express s'inscrit dans le refus du journalisme de constat. Il faut donc entendre par engagement un parti pris qui va constituer le moteur de l'écriture. Le regard subjectif du journaliste n'est alors plus une contrainte ou une vision biaisée de la situation mais un suppément d'âme. C'est l'expression d'une conviction qi vient rendorcer l'argumentaire.
Dans Le monde est mon métier, les auteurs - Bernard GUETTA et Jean LACOUTURE - prônent tous deux "la confrontation avec le réel". Je n'ai de passion [...] à traquer les faits, à aller voir interroger, gratter les apparences, lire, réfléchir, croiser les sources, je n'ai le feu sacré de l'enquête que si je crois pourvoir contribuer, au bout du compte, à éclairer les voies d'une sortie de crise, à défricher les chemins du compomis précaire qui en préparera d'autres, dit l'éditorialiste.
Enfin, il décrivent le travail journalistique selon un processus qui se présente comme un chemin de maturation découpé en plusieurs phases.
1) Ecoute, candeur et empathie, c'est le travail d'investigation que Florence AUBENAS a réalisé en s'employant à des démarches de recherche d'emploi tant auprès de Pôle emploi que dans le cadre des entretiens d'embauche. Elle raconte des expériences dont on ne peut imaginer la dureté et la perte de repères totale qu'elles ont pour conséquence.
2) acquisition et transmission, c'est l'étape de formulation. C'est travail post reportage. Dans son livre, elle explique qu'elle et retournée, une fois son reportage terminé rédiger son ouvrage dans l'appartement qui avait été le domicile de sa nouvelle vie six mois durant.
3) réception par le lecteur qui interprétera différemment l'analyse des faits en fonction de sa situation d'une part mais également de la ligne éditoriale du journal dans lequel il découvrira l'article.
18/11/2010
Scoop d'Angers
16/11/2010
Un certain regard sur l'actualité

15/11/2010
[Portrait] Frédéric TADDEI, l'anticonformiste

En deuxième partie de soirée, du lundi au jeudi, Frédéric Taddeï et son équipe concoctent cette émission qui décrypte l’actualité sous un angle culturel. La variété des thèmes abordés et la diversité des invités en font un rendez-vous sans équivalent dans le paysage audiovisuel français actuel.
Taddeï agace pas mal avec son sourire en coin, son air de dandy et son apparente décontraction. Il prétend lui-même que dans son parcours se mêlent le hasard, la paresse et la chance. Après des vacances de dix ans, il se dit un jour qu’il fallait qu’il se mette à travailler : "J’ai envoyé des articles à l’Idiot international, l’hebdomadaire de Jean-Edern Hallier, le seul journal fait par des écrivains et non des journalistes, un vrai journal d’opinion, assez drôle."
Il y publie quelques articles. Et puis l’Idiot cesse sa parution. Il crée son magazine, Maintenant. A partir de là, son téléphone sonne. Le voilà chez Jean-François Bizot (Actuel et Radio Nova), puis sur Canal+ (Nulle part ailleurs), sur Paris Première, sur Europe1. Rachel Kahn l’appelle pour Ce soir ou jamais (parallèlement il anime D’art d’art sur France 2). L’aventure continue...
Particularité de Frédéric Taddeï : il invite des personnages qu’on n’ose plus convier ailleurs. Pour certains il est l’« un des derniers détenteurs d’espace de liberté au sein du paysage audiovisuel français ».
C’est beaucoup pour un seul homme. Par quel privilège serait-il seul le dernier détenteur de cet espace de liberté ? Dans les limites fixées par la loi on peut tout dire à la télé. Mais de cette liberté-là bien peu font bon usage. La preuve : Taddeï invite dans son émission qui il veut, c’est-à-dire des personnalités aussi contrastées qu’Alain Soral, Michel Collon, Shlomo Sand, Dieudonné, Marc-Edouard Nabe, Tarik Ramadan, Houria Bouteldja, Eric Laurent, Romain Bouteille, Alain Badiou, BHL, Alain Finkielkraut, Edgar Morin ou Guy Millière...
Pourquoi donc les autres animateurs sont-ils timorés, paresseux, conformistes ? Pourquoi choisissent-ils la facilité en invitant le fameux bon client qui crèvent l’écran et dont la réplique fait toujours mouche ? Le téléspectateur ne demanderait que ça, qu’ils se dégagent des ornières. Cela résoudrait certainement cette fameuse crise de la presse dont la corporation ne cesse de nous rebattre les oreilles.
On peut reprocher à Taddeï de vouloir créer le buzz en invitant des personnages infréquentables (comme on pourrait lui reprocher de ne pas les inviter !), mais qui oserait dire qu’il applique des recettes éprouvées ?
Bien sûr on a déjà vu Nabe, Dieudonné, BHL, Finkielkraut ou la hardeuse Katsumi plusieurs fois sur le plateau de Ce soir ou jamais. Mais c’est l’arbre qui cache la forêt assure l’animateur qui préfère rappeler que certaines personnalités ne viennent quasiment que dans son émission, comme Paul Ariès, Edgar Morin ou, récemment, Noam Chomsky.
Pour Les RDV de l’Agora il nous explique comment il conçoit Ce soir ou jamais, comment il envisage l’avenir de la télévision et quel rôle y tient Internet. Il revient sur l’affaire Kassovitz, sur ses invités et il évoque au passage Agoravox en des termes plutôt flatteurs.
On vous le disait, un anticonformiste ! A un point tel que vous ne pouvez l’imaginer...
08/11/2010
[Médito] Les usages d'un journal

01/11/2010
[Expresso] Un pouvoir partagé

L'information réprésente un véritable enjeu de pouvoir pour une société. Il n'est qu'à voir pour cela l'attrait dont témoigne les investisseurs financiers pour intégrer le capital de la presse.
Autre preuve de l'intérêt que l'information suscite, le nombre impressionnant d'initiatives professionnelles ou d'amateurs autour de la création de media.
De ce point de vue, la presse, joue une fonction démocratique.
A mes yeux le journalisme n'est pas qu'un pilier de la démocratie, l'indispensable contre-pouvoir , indépendant de l'argent, des partis et des Etats. Quand il parvient à l'être c'est déjà beaucoup. C'est fondamental mais, tel que je le vis, tel que je l'aime, le journalisme est une bataille contre le chaos. Bernard GUETTA.
19/07/2010
[Regard] Le "rire social", comme cartahrsis
Il existe bien des manières de rire et de faire rire. L'humour se déclenche toujours à partir d'un contexte précis. Le « rire social » qui fait actuellement frémir les médias, appartient au registre de la caricature qui passe par la mise en valeur des défauts humains. Pour Henri Bergson, l'homme prend plaisir à rire des difficultés de ses congénères car elles le renvoient à ses propres faiblesses et lui permettent, d'une certaine manière, de s'en libérer, selon l'effet de la catharsis. Ce sont ces situations qui inspiraient les grands acteurs de pantomimes comme Charlie Chaplin et Buster Keaton.
La fonction sociale du rire intervient dès lors que l'objet du rire se déplace de la condition universelle de l'homme à la sphère du politique uniquement. Dès le Moyen Age, le théâtre de foire caricature les représentants du pouvoir, à travers des attitudes largement exagérées qui se codifient progressivement: les médecins, les hommes d'église sont ainsi interprétés avec beaucoup de dérision. Dans ce contexte, le rire moqueur permet de relativiser l'importance du pouvoir et par la même occasion la soumission du peuple à ce pouvoir. Rire du pouvoir c'est donc alléger son impact, s'affranchir des contraintes, casser les codes hiérarchiques, au moins le temps d'une farce, et ainsi se donner le sentiment de conserver sa liberté. Ici, c'est bien la fonction sociale, le statut, d'une catégorie de personnes qui est sujet de dérision, non l'individu lui même. Le rire tel qu'il se pratique dans la société actuellement ne cible pas que des catégories politiques, des fonctions sociales, mais des individus précis et identifiés. L'objet du rire est devenu nominatif. Dès lors, le risque est grand de toucher à l'intégrité de la personne. Le constat devient problème avec l'usage de la parole, comme médium du rire, et l'utilisation des caractéristiques individuelles comme objet du rire: caractéristiques sociales, mais aussi physiques. Plus que la fonction, le rire touche ici le privé, voire l'intime de la personne.
Se pose alors la question du « pourquoi »? Pour quelle raison? Dans que but? Pour se libérer de quoi? Le « rire social » ne peut être gratuit. Il se doit de servir un objectif à vocation sociale. En quoi l'utilisation de caractéristiques physiques individualisées dans un mot d'esprit sert-elle la société?
La liberté d'expression est un précieux trésor pour notre époque et notre société. C'est un acquis sur lequel il est impossible de revenir. Nous devons pouvoir exprimer librement nos opinions, accords et désaccords. Tout le monde s'accorde à le dire, ce n'est qu'à cette condition que la démocratie peut exister. Dès lors, tout peut-il être dit? Qu'elle qu'en soit la manière?
Suffit-il de brandir le drapeau de l'Humour pour justifier toutes les réparties comme on brandit trop souvent celui de l'Art pour justifier toutes les productions plastiques?
Anne-Sophie H.
14/06/2010
Sans pour cent
20/05/2010
La fin de la télé
14/04/2010
Notre liberté est-elle menacée ?

Depuis quelques temps, on entend dire à qui veut bien l’entendre, que la liberté est mise à mal, pour ne pas dire menacée dans notre pays. La question de la liberté est une dimension fondamentale de nos relations humaines. Si tel est vraiment le cas, alors nous aurions raison de nous en offusquer. La liberté ne s’accommode-t-elle vraiment d’aucun contrôle ? Quelles conditions faut-il réunir pour s’afficher comme un Homme libre ?
La liberté, pourrait-on dire, voit le jour par l’absence de servitude. En ce sens la liberté s’affranchit des contraintes Cependant, l’Homme, on le sait, pour vivre en harmonie avec ses congénères, a besoin de règle sinon il se condamne à une vie animale. « L’Homme est un loup pour l’Homme » nous a appris Plaute. Lorsqu’on ôte toutes formes de dépendance, et qu’on se retrouve seul face à soi-même, on en devient pas moins son propre esclave. Esclave de la solitude, esclave du sens que l’on se donne. En d’autres termes, on devient l’unique directeur de sa conscience mais également l’exécutant. Et chacun des actes que l’on s’impose à soi-même devient une trahison face à ce désir de liberté inassouvi. S’affranchir de soi-même devient alors l’ultime solution où l’on devient l’esclave de sa destinée. Non vraiment pousser l’idée de la liberté jusqu’à la mort n’est pas raisonnable et la liberté comme toutes les composantes de la vie humaine se doit d’un minimum de raison.
Pour ma part, il me semble que la liberté n’est pas morte mais revêt plutôt aujourd’hui d’autres habits. La principale raison provient de l’évolution des mœurs dont le propre est d’inexorablement contourner les limites.
D’ailleurs, n’entend-on pas certains se questionner eux-mêmes sur leurs propres limites ? N’oublions pas que le vide est insupportable à l’Homme.
Le fait de se questionner sur la légitimité de sa pratique est une interrogation contemporaine récurrente. Peut-on rire de tout ? A-t-on le doit de critiquer les personnalités publiques jusque dans leur dimension personnelle ? A croire que chacun cherche désespérément à retrouver des repères inexistants.
Plus qu’une remise en question de sa pratique, c’est sans doute là une manière de tester la part de liberté qu’il nous reste. Une liberté sans doute aujourd’hui menacée par une trop grande insoumission aux règles d’une morale collective. Trop de liberté tue donc la liberté. En effet la vraie liberté, la liberté chérie se doit d’être bordée par un cadre. Car l’indépendance à un quelque chose, à un pouvoir par exemple, ne veut certainement pas dire être exempt de toutes règles. Seule l’anarchie reste le maître dans ce domaine. On voit les résultant dans les dérives.
Si la crise a eu au moins un intérêt, c’est bien celui de réaffirmer l’importance des règles dans le jeu économique mais également sociétal. Bref le retour d’un semblant de moral. Selon les propose de Lacordère, il y a des moments où c’est la loi qui libère et la liberté qui opprime.
Ma liberté à moi, consiste à m’étonner de tout, sans naïveté mais sans idée préconçues non plus. Car le fait de s’étonner des choses mêmes les plus courantes redonne une certaine saveur à l’existence et ravive par là même les repères indispensables à toute vie humaine.
La liberté est une douceur rebelle qui ne laisse pas si facilement capturer. Le moindre entre filet lui confère un immense pouvoir.
31/03/2010
[Lecure] Jury du livre inter

N’en déplaise à Monsieur MASSLOT , tout comme boire ou manger, la lecture m’est aujourd’hui vitale. D’ailleurs, je ne suis pas le seul à défier les lois de sa pyramide. je dois reconnaître qu’avant de connaître le plaisir de lire, sans nul doute quelque chose me manquait. Mais depuis que cette douce caresse de page m’a séduit, il ne se passe pas un jour sans que je ne succombe aux attraits de la lecture. Avant que la lecture ne devienne caresse, il m’a fallu me laisser amadouer. Du plus loin que je me souvienne, j’ai passé mon enfance aux côtés des livres sans oser en ouvrir un jusqu’à la fin de mon adolescence. Quel gaspillage ! Quand je repense à toutes ces fois où je suis passé à côté de ces immenses rangées d’ouvrages sans y prêter plus attention.
J’ai découvert la lecture à l’âge où l’on prend son indépendance d’avec ses parents et me suis attaché à ce plaisir sans discontinuer. Essai, journaux, récit de voyage, roman, recueil de poèmes ont mes faveurs. Un transfert peut-être. Je vis aujourd’hui dans un intérieur parsemé de livres semblable à celui dans lequel j’ai vécu mon enfance. En ceci, je peux dire que les livres et l’histoire qu’ils déploient sont le pays de mon enfance. Les racines de mon expérience. Leur présence me rassure et m’apaise. Un jeu d’enfant, la philosophie titre son premier ouvrage Raphaël ENTHOVEN.
Ma journée est rythmée par la lecture. Et je vis au tempo des mots que je croise et que je recherche. D’ailleurs j’ai en permanence plusieurs ouvrages en cours de lecture. D’autres que je relis régulièrement par nécessité.
Je lis dès mon réveil sans quoi ma journée ne sera pas bonne. J’entre alors dans la lecture comme on entre en religion et même s’il ne s’agit que de quelques pages voire quelques lignes, le style, les mots et l’interprétation du texte vont me suivre jusqu’à midi en guise de petit déjeuner. Puis La salle de bain de Jean-Philippe TOUSSAINT. De préférence un roman mais pourquoi pas également le journal sont les bienvenus. Dès 9 heures au travail je suis assailli de notes administratives et autres dossiers techniques dont la lecture - j’ose l’avouer ici - parfois m’agresse plus qu’elle ne m’apporte de solution.
Parmi les plaisirs que m’a fait découvrir la lecture, il y a en premier lieu la patience. Car n’importe quel ouvrage, même avec peu de pages que j’ai lu, nécessite de prendre le temps de s’y consacrer pleinement. Notre soif de consolation est impossible à rassasier titre l’un de ses récits Stig DAGERMAN. Passionné et investi j’ai parfois tendance à dévorer sans savourer. La lecture s’accommode mal de la nervosité et m’appris à me contrôler. En lisant j’ai dû je l’avoue me faire un peu violence. Ce qui m’amène à évoquer une deuxième vertu de la lecture : la concentration. Indispensable pour se saisir du sujet développé dans son intégralité. Souvent, le silence rompu par quelques bruits de la nature tels que le chant des oiseaux ou le bruissement de l’eau, est un très bon allié. Mais, une musique de fond, si possible sans parole, l’est tout autant.
Il me plaît, lorsque je débute un nouvel ouvrage, de l’appréhender avec respect. Je parcoure ainsi les pages une à une en prenant garde de n’en laisser passer aucune. Et surtout pas celles que l’on saute trop souvent sans état d’âme. En effet, je prends consciencieusement connaissance du nom de l’éditeur, de la date de parution. Mais la page que j’aime découvrir par-dessus tout est celle qui indique le ou les noms des personnes auxquelles l’auteur dédit le présent ouvrage. C’est certes une information personnelle voire intime, mais qui souvent laisse voguer une part de mystère et d’émotion. Une curiosité qui me met en appétit jusqu’à la dernière ligne. Ensuite, parcourant le reste de l’ouvrage, il m’arrive souvent de relire à plusieurs reprises la préface ou l’introduction afin de m’assurer de bien saisir l’entrée en matière et de m’imprégner de la pensée de l’auteur. D’ailleurs cet exercice m’apaise. De plus cela évite La chute d’Albert CAMUS. J’ai passé ainsi de nombreuses nuits à lire les introductions de différents livres que j’avais lu par le passé. Après une réunion difficile, c’est le meilleur soporifique que j’ai trouvé. Exception faite du suspens de La nuit de l’oracle de Paul AUSTER.
Aujourd’hui j’aime par-dessus tout le silence qui accompagne la lecture. Et j’ai compris avec mon expérience de lecteur que c’est précisément cette peur du silence qui, enfant, était un obstacle à la lecture.
« J’aime lire », à présent j’ai fait mienne cette expression.
19/03/2010
Le jeu de la mort
En vérité, il ne sert à rien de se culpabiliser puisque l’on sait désormais que nul n’est épargné par cette soumission à l’autorité. C’est un trait de notre condition humaine comme le soulignait déjà Annah ARENDT que le conformisme contemporain accentue. A présent que nous en sommes conscient , il nous revient la responsabilité d’être vigilant.
Dans une chanson tristement célèbre, le chanteur Jean-Jacques GOLDMAN posait la question Si j’étais né en 17 à Leidenstadt, […] aurais-je été de ces improbables consciences.
On aurait tendance à vouloir évoquer le devoir de mémoire comme rempart. pour justifier la prise de conscience et réveiller notre empathie. Mais ce n’est pas de cela qu’il s’agit. Car d’empathie personne n’en a manqué parmi les candidats, même ceux qui sont allés jusqu’au bout de l’épreuve. C’est bien la soumission à l’autorité qu’il faut mettre en avant. L’insurrection n’est plus un trait fort de notre époque.
18/03/2010
Alexandre Lacroix: «C'est une tentative d'intimidation musclée» - 20minutes.fr
En suscitant le débat sur le plateau télévisé qui a suivi la diffusion du documentaire : le jeu de la mort, Alexandre LACROIX ravive la polémique sur la dérive de la télévision mais plus que cela il la met en lumière sur le service public hexagonal. On peut comprendre l'énervement de Christophe Hondelatte qui se voit r...éorienté le débat. Cependant, Alexandre Lacroix agit, il me semble, en véritable philosophe. C'est à dire un agitateur d'idées qui préfère une vraie tristesse à une fausse joie. Alors mauvaise foi de la part de l'animateur de l'émission ou zèle du philosophe ?
02/02/2010
01/02/2010
Inauguration
Un mois après son ouverture et le jour même de la fermeture définitive de mon prédédent blog, je décide d'inaugurer officiellement cette nouvelle vitrine.
Une inauguration c'est toujours un moment fort dans le déroulement d'un projet :
C'est une étape dans la construction d'un projet,
C'est un instant de répis après la mise en place et avant de se lancer dans l'aventure,
C'est également de la nouveauté avec notamment une nouvelle rubrique "lectures" inédite.
Je vous souhaite une excellente visite et une très bonne lecture.
01/01/2010
Presse-livres
"Presse-livres" est un espace dédié à mes lectures, auteurs et journaux favoris. C'est par conséquent une fenêtre ouverte sur le monde et aux contributions extérieures. C'est enfin un regard intelligent sur l'actualités.Comme le dit Raphaël ENTHOVEN en référence à l'oeuvre de Blaise PASCAL :
La philosophie, ce n'est pas penser par soi-même et écouter les voix de la raison. La meilleure façon de devenir soi-même, c'est de se rendre disponible aux voix venues d'ailleurs. On fait avec Pascal l'expérience de l'étrangeté et de l'altérité.
06/06/2008
La démocratie par les mots
A travers l’existence de ces initiatives où l’être tient une place principale, la peur ou les préjugés sur l’autre s’effacent peu à peu. Et parmi ces activités artistiques, l’écriture tient une place particulière. En effet, elle constitue un moyen très populaire, utilisé par tous au quotidien. Et je suis persuadé que la démocratie par les mots est un outil à mettre entre toutes les mains.
Pour autant, à l’heure où l’on entend dire que la revue « National Hebdo » va stopper sa diffusion en raison de difficultés financières, je m’en réjouis. D’aucun me dira qu’il s’agit là d’un réflexe primaire mais qu’importe, c’est déjà ça de moins. D’autre part, cette nouvelle me conforte dans mon idée de tenir ce blog. Non pour prendre le relais de ce message qui m’est de loin antipathique, mais bien au contraire pour apporter une ouverture sur le monde. Hostile au réflexe nationaliste, je ne prétends pas délivrer un message totalement juste mais je pense que l’épanouissement humain passe par l’expression de tous les points de vue.
Bien entendu, on peut penser que pour qu’une démocratie vive pleinement, il faut qu’elle laisse la parole à toutes les voix. Pour autant, j’ai du mal à imaginer que l’écriture s’accorde avec la xénophobie. D’ailleurs, de par sa polysémie, un mot est tout le contraire du sectarisme.
« Touche pas à mon pote » défendait lors de son lancement le mouvement « SOS racisme » dans les années 80. Dans ce cas précis la force des mots s’illustre.
Mais parfois, lorsqu’il s’agit de traduire des sentiments, les mots atteignent leur limite. Il faut par conséquent faire appel à la forme et inventer des tournures poétiques ou les mots s’entremêlent et provoquent l’émotion.
Enfin, les mots s parfois aussi des carcans. Dans son essai autobiographique intitulé « Les Mots », Jean-Paul Sartre mène un combat contre sa propre image : l’image de soi devant soi et l’image de soi dans le monde. Les mots sont parfois durs et enferment nos discours, victimes d’un sens dévoyé. Se faire comprendre au plus près de ce que l’on pense devient alors une tâche ardue.
Dan ce cas, la langue écrite permet souvent de faire passer des subtilités que ne facilite pas toujours l’oralité. De plus, avec l’écrit on est tenu de lire dans son intégralité le message avant de porter un jugement sur les propos. Il est donc plus difficile de couper la parole. De ce fait le débat se fait jour avec plus de sérénité et chacun prend le temps de laisser mûrir sa pensée.




