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06/04/2015

Dossier | Les saisons, calendrier de l'éphémère

Editorial | Ephéméride 

Le cours d’une année est constitué d’une multitude d’étapes successives qui se renouvellent inexorablement. Il en est certaines que l’on appréhende et d’autres au contraire, qu’on appelle de nos vœux. Le mois de septembre incarne la rentrée. C’est une étape ambiguë car elle correspond à la fois à une attente pour ce qu’elle suscite comme nouveauté et un regret car elle ferme la porte des vacances. Septembre résonne dans nos oreilles sans que l’on puisse en décrire précisément le sentiment. Un mélange de nostalgie et d’impatience. Pour beaucoup d’entre nous ce mois-ci est celui de la rentrée.Un de plus important symbole se caractérise par le cartable accompagné d’une panoplie d’outillage : crayons, cahiers, livres ou autres fournitures dont les supermarchés regorgent depuis des semaines déjà. Même si jusqu’ici on avait réussit à passer à côté, maintenant, ce douloureux moment s’est déclaré officiellement. Il est sur toutes les lèvres, dans toutes les discussion, comme une odeur d’automne qui se répand dans les rues. La rentrée peut être vue sous l’angle professionnel, alors symbolisée par la réouverture des usines qui avaient stoppées leur activité durant le mois d’août. Bref, la communauté des travailleurs va reprendre le chemin de leur activité quotidienne. Etudiants, retraité, chercheur d’emploi, tous ceux qui manient avec plaisir ou par nécessité leur agenda avec adresse. En outre, la rentrée c’est également la période où l’on reprend une activité associative, sportive ou ludique. Il n’y a qu’à voir le nombre de forum des associations qui se répartit le calendrier du mois de septembre. Il n’est pas une commune ou de canton qui résiste en France à ce temps fort de la vie locale. C’est à la fois la célébration du temps libre et l’explosion du marché du loisirs. Il y en a pour tous les goûts : musique, théâtre, danse, gymnastique… Certains reprennent avec la plus grande impatience l’activité qu’ils pratiquent depuis plusieurs saisons déjà, tandis que d’autres sautent le pas de la découverte. Mais pour certains, c’est également, le temps des cours particuliers et la préparation du rattrapage après un premier échec aux examens de juin. Moins folklorique mais indispensable pour débuter sereinement le premier semestre de l’année scolaire. Sur les ondes de radio, à la télé, dans la presse c’est également la rentrée. Celle de nos émissions favorites. Vont-elles reprendre ? Avec un nouveau présentateur ? Une formule plus populaire ? Quelle innovation va-t-on nous proposer ?En effet, la grille des programmes est un repère pour celui qui suit l’actualité, quelle qu’elle soit : people, internationale, politique, sportive…Combien d’édito du mois de septembre vont traiter de ce phénomène ? La rentrée est un phénomène insatiable par sa dimension culturelle mais pour autant singulier. Quelque soit le contexte que l’on vit, le mois de septembre est une période où l’on doit chercher de nouveaux repères et nécessairement s’adapter. Si le changement d’année civile marque un passage administratif avec une influence psychologique sur les esprits – je me souviens encore la première fois où j’ai indiqué 2000 sur ma copie lors d’un devoir surveillé, la période charnière du mois de septembre est un véritable tremplin dans l’existence.

04/02/2013

C'est l'hiver


Caractéristique de la froide saison, j’observe par la fenêtre un décor épuré pour ne pas dire désert ; le silence règne et l'unique chaleur provient de l'intérieur. Le thermomètre joue le yoyo entre la rafraîchissante douceur et la brûlure du froid. Le dépouillement total en surface ne doit pas faire oublier la vie qui continue en-dedans. Car aussi froide que peut être la saison hivernale, elle n'est cependant pas une saison morte. La vie n’en est pas plus latente. Si tout semble s’être arrêté et demeure en suspend, cet apparent repos ne doit pas nous tromper. A l’image des commerces au mois de janvier, la vie réalise son inventaire. Méfions-nous de l’eau qui dort nous apprend le dicton. Le printemps se prépare. Et pour nous émerveiller, la nature doit se cacher de notre regard curieux. Paradoxe des saisons. Dénudée devant nos yeux, dame nature n’en est pas moins pudique.

La nature fait une pause pendant que les activités humaines continuent leur mouvement. 

La fraîcheur du dehors tranche avec la chaleur ambiante de nos foyers. Loin de la torpeur  qui s’agite à l’autre bout de l’hémisphère, la douceur glacée bâtit son œuvre. A n’en pas douter, elle est une source d’apaisement pour les activités concomitantes de la nature et des Hommes.

D'autant que la fraîcheur possède ses propres vertus. Ne la loue-t-on pas comme le moteur de la nouveauté ? En hiver, la discrétion camoufle un bouillonnement intérieur comme un préalable au bourgeonnement qui s'exprimera au printemps. Une multitude de projets se trouvent en gestation. A l'image du dimanche en prévision de la semaine, elle est la saison de la prévision. C'est également en hiver que l'on passe d'une année à l'autre. On clôture un exercice et en entame un nouveau. C'est par conséquent un temps stratégique et riche en expériences.

30/08/2012

Ombre[s]

Ombre. Rarement un mot de la langue française, en fonction du contexte dans lequel il est utilisé, peut ouvrir à des interprétations aussi opposées. L'ombre évoque tout à  la fois eau chaude ou eau froide, contrainte ou ressource, désagrément ou opportunité, grain de sable ou sommet. Que de mystères. 


La saison estivale possède une part d'ombre. Rien à voir avec l'expression "une ombre au tableau  couramment utilisée pour signifier une anomalie ou un désagrément. Quelque chose qui viendrait gâcher la perfection attendue d'une oeuvre par exemple ou encore de n'importe quel type d'évènement. D'ailleurs, inhérente à la projection lumineuse puisque sa conséquence, l'ombre est aussi révélatrice de toute beauté. Car l'ombre n'est pas systématiquement sombre mais seulement dégradée. Et à ce titre, elle ne doit pas être assimilée à une forme d'obscurantisme. Si l'ombre se couvre souvent de mystères, ce peut-être seulement dans l'attente de jours meilleurs.

[Photo : Franck CABON]

Est-il besoin de préciser que l'ombre n'est jamais l'obscurité tout à fait ? Parfois même, celle-ci devient le révélateur de lumière. Je pense précisément à tous ceux dont on dit qu'ils travaillent dans l'ombre - dans le monde du spectacle ou ailleurs - et qui contribuent sans commune mesure à réaliser des projets d'envergure. 

Si elle n'est pas lumière, l'ombre participe à l'éclairage en relevant la profondeur de chaque chose. Les conseillers de l'ombre dont la tâche consiste à éveiller celui qui les sollicite contribuent tout autant à un projet que celui qui l'incarne dans la lumière. L'ombre est ainsi constitutive de tout acte de création quel qu'en soit le pouvoir. Ne dit-on pas que chaque individu possède sa part d'ombre comme si cela était l'essence même de l'existence. 

En faisant ainsi l'apologie de l'ombre, je mets en lumière tout ce qu'on ne voit pas mais dont l'utilité est réelle. C'est pourquoi il ne faut pas dédaigner l'ombre. Sous le soleil certes bienfaiteur mais qui cogne néanmoins, chacun cherche un peu d'ombre pour se rafraîchir et se ressourcer. C'est donc, entre autres choses, sont utilité. 

"L'ombre d'un début" - autre expression du langage courant - c'est précisément ce que propose [Hors-d-oeuvre] en abordant des sujets sérieux mais sans prétention, en proposant un regard, en invitant chacun à la réflexion.


06/08/2012

Retour à soi

Si l'hiver est la saison qui nécessite un repli dans l'intérieur de nos foyers [chez soi] afin de se protéger du froid extérieur, l'été n'en demeure pas moins celle d'un retour à soi. Alors que nos corps comme nos activités s'extériorisent, l'évasion estivale et la ressource qu'elle procure nous ramènent en dedans de nous-même. Et cette introspection peut se réaliser dans le décor de son choix : au beau milieu de l'océan, au sommet d'un pic vertigineux, au fin fond d'une forêt ou encore en terrasse. Il n'y a pas vraiment de règles ni de lieux en la matière. Il n'est qu'à voir la concentration et l'évasion dont certains lecteurs peuvent faire preuve au milieu de la marée humaine d'une plage. Si l'on y réfléchit, il  n'y a rien d'étrange à cela. Se saisir d'un roman, c'est prendre rendez-vous avec soi affirme Héloïse LHERETE. Or l'été est une saison propice à la lecture.

09/07/2012

[Expresso] Des vacances à vivre


Les propositions de loisirs battent leur plein en cette période d’été. Nos boîtes aux lettres comme nos boîtes mail regorgent d’offres plus alléchantes les unes que les autres. Des séjours et des destinations clés en main où le touriste se laisse aller au programme pré établit qu’on lui propose. Et au-delà de l'évasion que la saison procure à travers les loisirs, l'été se caractérise, à chaque d'âge de la vie, comme une période charnière pour l'individu.

Pour les enfants, l’été n’est pas qu’un temps d’insouciance, il est aussi une période de mûrissement. L’enfant qui quitte l’école en fin d’année scolaire au mois de juin ne sera pas le même que celui qui fera sa rentrée deux mois plus tard. Il sera fort de l’été qu’il aura passé, des découvertes qu’il aura faîtes et des connaissances qu’il aura emmagasinées.
L’été c’est également un temps privilégié pour la famille. Parmi les vacances que compte l’année scolaire, les deux mois de juillet et août sont l’occasion de passer du temps entre parents et enfants autour de moments partagés.
Les adolescents ne sont pas en reste sur la question de l’été, car c’est à cet âge que l’on vit des expériences marquantes et parfois même décisives. Quel jeune n’a pas eu envie de s'aventurer en autonomie loin de ses parents. 
Enfin, si les vacances constituent un droit pour tous, elles ne sont pas pour autant à la portée de chacun. Aussi, certains vacanciers, soucieux de leur porte-monnaie et amoureux de leur région se concoctent un programme à moindre frais. Par choix, nombre d'autochtones continuent de mettre l’accent sur la découverte des richesses de leur région. Dans cet esprit, il existe plusieurs manières de s’évader, sans pour autant s’éloigner de son bassin de vie. Il suffit pour cela de modifier le regard que l’on porte sur son environnement. Rompre avec les habitudes de son quotidien, voilà le véritable objectif des vacances. 

21/03/2011

Le printemps, une saison pleine de promesses

Le décor de notre existence est ponctué par l'alternance des saisons. Les saisons rythment la vie tandis que les évènements marquent des points d'étape. Les saisons agissent sur nos vies comme des moteurs. C'est ainsi que le printemps s'observe tant par le chant du coucou que par les sourires sur les lèvres des gens qui ouvrent à nouveau les volets de leur vie.

Au bout du printemps il y a la promesse de l'été, comme le bourgeon annonce l'écclosion de la fleur. L'été serait-elle la saison de l'épaouissement total.

21/12/2010

L'hiver, la chaleur de l'intérieur


Une saison blanche et austère, le jour a pris de somnifères [...] Mais c'est l'éther que je préfère à nos hivers... C'est ainsi ainsi que Keren ANN chante l'hiver sous la plume de Benjamin BIOLAY.


L'hiver est une saison propice à l'introspection. Aux antipodes de l'été, son extrême opposé, l'hiver s'illustre par une fenêtre fermée. Mais pas close et encore moins inexpressive. Car si vous regardez bien les façades des maisons en hiver, elles scintillent de mille feux et respirent la vie. Je veux parler bien entendu, des guirlandes de Noël qui ornent un peu plus chaque année les vitrines. Il paraît même que certaines communes organisent des concours de maisons illuminés comme il existe l'été des concours de maisons fleuries.

J'évoque surtout la lumière chaude qui se dégage des intérieurs par les fenêtres embuées.

29/10/2010

Le royaume de la nuit


La nuit se plaît à étendre son sombre manteau. A plus forte raison à partir de ce week end où nous passons à l'heure d'hiver. Une et multiple à la fois, elle est un des décors de nos vies. Semblable au jour la nuit est faite de tristesse et de joie , de cauchemar et de rêve. Pour nombre d'artiste, elle est source d'inspiration.



Chaque jour, la nuit s'invite de plus en plus tôt et enveloppe d'une couleur pâle les rues en fin de journée. Le rideau tombe à mesure que la saison avance sur feu le spectacle de l'été.


S'il est entendu que la nuit est noire, en fonction des circonstances, elle peut prendre certaines couleurs. Comme le chante Patricia KAAS "La nuit est mauve". La nuit est bien plus lumineuse qu'on vuet bien le croire car en vérité à mesure qu'elle tombe, la nuit ne cesse de changer de couleur. Un dégradé de gris.


Chaque année lorsque nous passons à l'heure d'hiver, d'aucun déplore que la nuit prend tout à coup le pas sur les jours dès la fin de journée. Elle grignotte ainsi un epart de liberté. C'est comme si, pour eux, la nuit était le rideau qui sonne la fin de la gaieté de l'heure dite d'été.

Pourtant, la nuit, c'est un immense écran où se joue l'histoire des étoiles. C'est une scène de spectacle à 360°. Mieux, la nuit c'est l'endroit du décors.

En effet, ne dit-on pas la nuit tous les chats sont gris. N'est-ce pas le meilleur moment pour se révéler tel que l'on est. Sur cette toile unie se révèle le moindre détail, pouvu qu'il émète quelque lumière.

La nuit est cependant moteur d'espoir. Ne devient-elle pas blanche lorsqu'on demeure éveillé le temps de son règne.

14/10/2010

L'art à trois volets




A Angers s’est ouvert cette semaine l’exposition Triptyque. Il s’agit d'une exposition grandeur nature car répartie sur l'ensemble de la ville. 12 galeries réparties sur 3 sites de la ville. Une fenêtre à trois battants grande ouverte sur l’art contemporain.


C'est un rendez vous qui a lieu tous les ans et fête sa neuxième édition cette année. Un rituel saisonniers en quelque sorte. Car la culture est aussi une affaire de saison. L'été célèbre les arts de la rue et le patrimoine, bref une culture à ciel ouvert. Les saisons plus fraîches favorisent les lieux plus confinés tels que les musées.

Dans le domaine des Beaux-arts, un triptyque est une œuvre peinte ou sculptée réalisée sur un support composé de trois panneaux, dont les deux volets extérieurs peuvent se replier sur le panneau central. Par extension, dans le domaine de la musique, de la littérature ou de l'architecture, un triptyque désigne une œuvre ou un ouvrage en trois parties.
Dans la ville connue pour sa douceur, le triptyque se caractérise par trois lieux d'exposition comme une oeuvre en trois volets. Mais pas des volets pour fermer le regard comme des paupières. Bien au contraire trois vitraux ouverts sur l'univers contemporain. Car cette forme artistique, parfois considérée comme hermétique, est symbole d'ouverture.
La culture est souvent semée de paradoxes. Parmi les coupes budgétaires des finances publiques, c'est osuvent celle qui en fait les frais en premier lieu. Pourtant, si on en ce que disait Malraux : "la culture, c'est ce qui reste quand on a tout perdu".

11/10/2010

[Live] 4 saisons, une vie entière


Une année forme une boucle dans le cours de nos vies. Une boucle sur plusieurs plans. Et plus particulièrement en ce qui concerne le cycle des saisons.

"Il n'y a plus de saisons" déplorent certains tant il est vrai que les frontières entre chacune sont pour le moins étanches. C'est vrai qu'avec le réchauffement climatique l'été indien n'a plus rien d'orignal et se déclinent toute l'année.
Longtemps, les saisons étaient les uniques repères à la civilisation. Aujourd'hui encore ils constituent d'importantes balises auxquelles chacun n'a d'autres choix que de se soumettre. Le climat se dégrade et nous en subissons les effets, non plus dans l'indifférence générale fort heureusement mais malgré tout dans une certaine forme d'impuissance.
Si la société est en quête de sens comme le soulignent de nombreux penseurs de notre temps, les hommes ne sont pas moins en recherche de repères. A la différence du sens qui permet surtout à l'individu de se projeter en avant guidé par le goût de la vie et le désir d'atteindre la plénitude, les repères s'apparentent à des prises intermédiaires qui permettent à chacun de gravir l'échelle de l'existence. Ces deux dimensions sont complémentaires et l'une ne va pas sans l'autre car le désir appelle un chemin qui lui-même dessine la trajectoire de notre destinée.

A chaque plat sa saison et à chaque saison sa cuisine. C'est selon. Un peu de fraîcheur en été et de chaleur en hiver. Mais toujours des saveurs intacts. Il n'y a pas d'autre secret que de choisir les produits de saisons. Manger des légumes et des fruits de saisons permet de garder le nord.
Une pizza de napoli
un concerto de vivaldi
le cinéma d'Eric Rohmer
4, saisons, une vie entière

07/10/2010

[Lectures] L'été retrouvé


La douceur du temps qui remplace aujourd'hui la pluie de ce début de semaine, redonne du baume au coeur et un dernier espoir avant la course folle qui nous mènera à l'hiver. C'est l'occasion de se replonger, une fois n'est pas coutume, dans la chaleur des souvenirs du mois d'août. L'été retrouvé le temps d'une pensée ?


Entre les quelques brasses dans la piscine où l'océan, je me suis plongé au cours de l'été dans la lecture de Tendre est la nuit de Scott Fizgerald. Chose inattendue, c'est un fil que j'ai suivi et qui m'a amené à reconsidérer certaines de mes incertitudes.

L'histoire qui se passe à l'époque du gin et du jazz a inspirée de nombreux artistes dans leur chanson. Les rives de la méditerranée laissent également plâner des vagues de poésie.

Si tendre soit la nuit, elle passe Oh ma Zelda c'est fini Montparnasse. chante Souchon et Benjamin BIOLAY semble lui répondre d'une même voix : un été sur la côte toujours près l'un de l'autre un air des années trente.


Tendre est la nuit est l'histoire, largement autobiographique, de la décomposition d'un être fait pour être aimé, trop romantique pour pouvoir résister à son époque, trop tendre, malgré son apparente désinvolture, pour savoir sagement vieillir.C'est plus particulièrement l'histoire de l'amour de Dick et de Nicole, dont nous faisons connaissance à travers les yeux émerveillés d'une jeune actrice qui ne résiste pas au charme de Dick. Ce couple très uni cache un secret. Nicole a été soignée par Dick, médecin psychiatre. L'amour qu'elle a porté à Dick a fait de leur union une nécessité. Un jour viendra pourtant où ils devront se séparer...Mais le lecteur aura vécu avec eux les plus belles années d'une vie de loisir rendue magique par la richesse, les voyages. C'est un extraordinaire témoignage sur la vie d'entre les deux guerres qui nous est offert, un témoignage qui ne va pas sans une douloureuse nostalgie, un livre ensorcelé.Ce roman domine, avec Gatsby le Magnifique, l'oeuvre de Francis Scott Fitzgerald, l'émouvant représentant de la fameuse « génération perdue ».

Tendre est la nuit (en anglais : Tender is the Night) est le quatrième roman de l'auteur américain Francis Scott Fitzgerald.

C'est vrai que l'été est un merveilleux décors pour la nuit. Et l'on se plaît à rester éveillé jusque tard pour en découvrir ses attraits. Néanmoins, n'est-ce pas à l'automne que la nuit est la plus présente dans notre quotidien et remplie chaque extrémité de notre journée.

04/10/2010

L'automne révélé





Souvent qualifiée de Hors saison parce qu'elle succède à un été très prisé par les touristes, l'automne est pourtant bel et bien une saison qui n'a pas à rougir d'elle-même. De la même manière que le printemps, C'est une saison passerelle, certes. Mais cela n'enlève rien à sa beauté. Dans la douceur, l'automne assure une fonction de transition entre deux opposés : l'été et l'hiver. Une saison haute en couleurs qui nous habitue progressivement à la fraîcheur.

"Arrière saison", ou pis encore : "morte saison" ce sont de malencontreux qualificatifs que l'on entend parfois à propos de l'automne. C'est pourtant à cette saison que la nature révèle toute sa richesse. A l'or vert du printemps, l'automne préfère les couleurs flamboyantes telles que l'organgée, le rouge vif ou encore le jaune lumineux. D'aucuns diront que c'est une saison qui nous mène tout droit vers la rudesse de l'hiver. Et qu'à ce titre, elle ne fait qu'assombrir chaque jour un peu plus les lumières de l'été. Alors qu'au contraire, l'automne nous conduit en douceur jusqu'aux lumières sacrées de Noël. Le changement d'heure ! Quelle opportunité formidable pour les bougies qui éclairaient jusque là nos nuits d'été. Elles peuvent à présent révéler leurs lueurs dès la fin d'après-midi.


Si le premier jour de l'automne se situe au mois de Septembre, c'est pourtant bien le mois d'Octobre qui incarne le mieux cette saison. "Le soleil sortira à peine, Nos corps se cacheront sous des bouts de laine" C'est ainsi que Francis CABREL traduit la mélancolie d'Octobre dans sa chanson éponyme. Une saison pleine de poésie.

Autre point commun avec le printemps, l'automne est également une saison de découverte. Au printemps, ce sont les filles qui se découvrent et en automne la nature. Les arbres libérés de leurs lourds manteaux reposent leurs branches et nous laissent apercevoir le ciel. Le soleil est bas et l'ombre lasse. Seul le repos est de rigueur.

C'est aussi la saison où la nuit protectrice enveloppe chacun dans un voile de mystère. Car loin d'être la saison du renoncement, l'automne est, au contraire, la saison du firmament.

19/07/2010

[Expresso] L'été, saison culturelle



Plus que toutes les autres saisons, l'été célèbre la culture. Les scènes et les interprètes de tous horizon ivestissent l'espace public rendant accessible l'art. Et ce dans toutes les villes touristiques.
Un été sans culture ne ressemblerait à rien et paraitrait vide. Pourtant il semblerait qu'une épée de Damoclès pèse sur la culture.


La Culture entend-on est aujourd'hui mise à mal.
Sommes-nous en train de vivre les sombres heures de la Culture en conséquence de la rigueur que les collectivités s'imposent ?
C'est semble-t-il en ces termes que s'exprime Jean-Michel DJIAN en couverture du quotidien Ouest France.

La culture dit-il, ne semble plus être un enjeu politique. Partout en France, les festivals, les institutions culturelles théâtrales, musicales ou chorégraphiques pâtissent d'une distance nouvelle entre les élus de la République et les acteurs publics de la vie artistique.

A quoi sert la Culture ?

Au delà de la seule distraction qui est déjà une utilité suffisante, la Culture est vecteur de messages.
La culture, c'est ce qui répond à l'homme quand il se demande ce qu'il fait sur la terre. Et pour le reste, mieux vaut n'en parler qu'à d'autres moments : il y a aussi les entractes. C'est ce que déclare en substance André MALRAUX dans un discours à Amiens lors de l'inauguration d'UNE maison de la Culture précisément.
Si la Culture est en effet indispensable car vitale à l'existence humaine, elle se manifeste sous plusieurs formes dans notre quotidien et chose plus rare, dans les medias. En voici deux exemples.
Le théâtre produit de la pensée au même titre que la danse bouscule les lignes établies pour nous ouvrir vers des horizons nouveaux.

Tout au long de l'été, je vais tenter de décliner la culture sous toutes formes.

21/06/2010

L'été, une fenêtre ouverte


A l'inverse de l'hiver où chacun privilégie son "chez soi" l'été est la saison où l'on passe le plus clair de son temps à l'extérieur.


Nous sommes le jour le plus long de l'année. Celui peut être le plus attendu. C'est l'époque où l'on peut flâner jusque tard sans se soucier du froid ou du manque de lumière. Les places de villages s'animent sous la lumière des cinémas de plein air, des concerts improvisés et des spectacles de rue. C'est un charme sans pareil où le plaisir de sortir de chez soi est un vrai plaisir.


Au delà du repos qu'elle procure la saison estivale est extrêmement riche et variés en évènements.


C'est le temps des festivals, le temps des voyages, le temps de la lecture assidue d'un roman de l'été. A chacun de se détendre comme bon lui semble.

01/04/2010

Les 4 saisons

Vivaldi pour la musique, Rohmer pour le cinéma se sont inspirés des 4 saisons que compte l'année. Et vous laquelle retient votre attention ?

25/02/2010

Les sports d'hiver

C'est un autre rituel de l'année, celu qui se veut dédié aux sports d'hiver. Cette pratique ne fait pas partie du calendrier des fêtes comme la chandeleur mais demeure tout autant une habitude ancrée dans les usages. Nul doute que c'est la saison qui veut ça.

A beau milieu de la foule, j'attends mon tour aux côtés d'une multitude d'inconnus avec tout de même un point commun : nous avons tous des skis aux pieds.

07/09/2009

Une sensation de l'automne

En cette période de changement de saison, on voit poindre quelques signes annonciateurs que l’on sait reconnaître chaque année. Il y a les rites habituels avec la rentrée scolaire mais aussi les traits de la nature qui mûrissent. A tel point qu’on pourrait presque parler d’un certain parfum porteur de promesses. Néanmoins, les indices laissés par la nature en mutation se ressentent plus qu’ils ne se voient. Comment se manifeste cette perception ?

Au cœur du mois de septembre, nous sommes à l’aube de l’automne, et les premières feuilles ne sont pas encore tombées. La nature demeure verdoyante. Avec une assiduité sans défauts, le soleil pointe chaque matin. Mis à part les activités qui reprennent chaque année, rien ne nous indique dans notre environnement que l’été touche à sa fin.
Néanmoins, hier, en sortant de mon bureau, je m’arrête sur le parvis de l’immeuble avec le sentiment de percevoir un changement. Après un rapide tour autour de moi, je n’observe cependant pas de différence flagrante, hormis le nombre plus important de voiture sur le parking alors qu’en juillet août il était désert. Et tout juste un petit vent chaleureux.
Auprès d’une de mes collègues, je m’étonne de ce que, sans pouvoir en expliquer la raison, j’ai l’intuition que l’automne est là. Je le devine et en ressent la présence. Effet psychologique de la rentrée peut-être ? J’attends de savoir ce qu’elle en pense afin de trouver quelques explications en confrontant nos deux visions.
Et voilà qu’elle me donne la clef. Le soleil bien que toujours présent est moins haut dans le ciel. L’ombre qui se propage sur le sol s’en trouve par ce fait allongée. Et si malgré mon attention, je n’y ai pas pris garde, mon cerveau perçoit la différence avec le cœur de l’été. C’est ainsi que même en plein midi, j’éprouve cette étrange sensation que septembre s’est installé.

20/04/2009

A quoi reconnaît-on le printemps ?


J’ai déjà eu l’occasion de révéler à quel point le rythme des saisons influe sur notre moral et par conséquent sur notre existence. Le printemps est la saison du renouveau et ce n’est rien de le dire car au regard de ce début d’année, le renouveau est sans détour le bienvenue.

A l’instant où je commence à écrire ce nouveau texte, le ciel s’éclaircit et des rayons de soleil inondent mon espace de travail. Une fois n’est pas coutume, je décide de mettre de côtés mes idées et de me laisser aller à la spontanéité première caractéristique du printemps.
Au regard de la scène, c’est un fait, le printemps est là, il marque l’espace et remplit chacun d’espoir, d’appréhension, de chaleur.

D’espoir parce que tout à coup l’horizon s’éclaircit là où depuis quelques mois un lueur sombre règne et obscurcit l’esprit.
L’appréhension car la lumière lève le voile sur ce refuge saisonnier qui nous camouflait pendant l’hiver.
La chaleur sur la peau ravive à l’intérieur de nos corps quelques désirs et conforte cette petite lueur a laquelle nous nous raccrochons pour tenir bon malgré l’actualité morose.

Mais au-delà de ce renouveau, quels sont les indices manifestes qui nous laissent entrevoir que le printemps est là ?

La nature dans sa générosité laisse apparaître d’innombrables indices tels que les bourgeons verdoyants et les quelques fleurs qui anticipent le sacre de l’éclosion généralisée.
Il y a également le chant des oiseaux qui devance le déclenchement du radio-réveil le matin.
J’entrevoie par la fenêtre dans le parc d’à côté un homme allongé qui sommeille en pleine journée sur un banc.
Et, de l’autre côté de la pelouse une des caractéristiques premières du printemps : un jeune couple. Jeune du fait de l’âge des deux amants mais également à la manière dont ils s’effleurent témoignant encore d’une petit gène printanière.

Mais d’autres indices sont plus révélateurs. Dans les rues, les corps des passants se dénudent doucement laissant envisager le plus souvent une peau frêle et diaphane entre les mailles des vêtements que la mode nomme : mi-saison. Et curieusement, une proximité entre chacun des passants s’observe. Proximité ou au départ, chacun est engoncé dans une manifestation de pudeur. Car le bras nu qui en frôle un autre dans le bus ou dans la file d’attente au cinéma n’est plus accoutumé à cette sensation vivifiante.

Ainsi, l’univers de chacun s’ouvre et tout le monde est plus prompt à découvrir le voisin qui attise son barbecue sur la terrasse d’en face. La chaleur des foyers se libère par les fenêtres ouvertes et la vie se manifeste par un va et vient entre l’intériorité et le monde extérieur. Le « bonjour » du matin s’allonge en un « comment ça va ? » et tout à coup, le règne estival retrouve ses marques.

A la manière des grosses chaussures qui laissent la place aux sandales, la vie parfois pesante de l’hiver devient plus légère.

Comme chaque année, le challenge sera élevé à relever car en hiver, on espère que le printemps sera charmant.

03/11/2008

Tout le charme du hors saison


Nostalgie des vacanciers mais paradis des baroudeurs le « hors saison » est une période qui réserve son charme aux aventuriers, loin du conformisme de juillet-août. Lorsque les parasols sont pliés, les glaciers fermés et les maillots de bain rangés, la nature reprend son règne au bord des torrents, sur les plages ou encore au plus haut des sommets.

Un peu comme un ciel entre chien et loup ou comme une huître à demi refermée, la période dite « hors saison » n'est en apparence pas très attractive. Elle est, par définition, celle qui n'est plus. C'est le moment où l'on trie les photos des dernières vacances. Celle aussi où l'on projette une prochaine destination. Mais l'on ose à peine s'y pencher, tant la distance et le temps qui nous en séparent nous semblent lointains. On sort des vacances et on ose avouer qu’on aimerai déjà s’y retrouver. A priori, cette période transitoire libère un parfum de nostalgie. C'est le temps de l'entre deux, la mi-saison. Une sorte de sas climatique où l'on ne sait jamais vraiment le temps qu'il va faire. Seule la nature non pas morte mais sauvage règne sur son royaume et nous fait connaître ses caprices. Connaîtra-t-on un été indien ? se demande-t-on chaque année.Et pour profiter pleinement des miettes de la saison passée ou des prémices de celle à venir, il faut se tenir prêt. Rien n'est prévisible à l'avance. Il faut saisir l'occasion. Les rayons du soleil qui pointent un matin et la journée qui s'annonce est propice. Sac à dos, chaussures, appareil photo, casse-croûte et nous voilà partis à la découverte. C'est aussi une période idéale pour qui cherche quiétude, repos et ressource. Le Hors-saison c’est tout le charme qui se répand au-delà des sentiers battus. C’est sauvage et silencieux. La fraîcheur du climat est apaisante et pousse à l'activité. Ainsi la randonnée est la bienvenue à l'abris des pics de chaleurs torrides de l'été. D'autre part, la douceur bienveillante est le meilleur allié avant le froid de l'hiver. La palette de couleur est certes moins vive. Quoique, avec des pigments pastels, la robe qui abrite les paysages n’en est pas plus monotones. Les dégradés rouge et marron de l’automne libèrent une lumière chatoyante. Il en est de même des verts et jaunes du printemps. Quant à l’hiver, la palette de gris révèle un dégradé dont on ne soupçonne même pas les subtilités. Le bleu-gris de la mer quand le ciel s’y confond à l’horizon. Ou le vert-marron de la vigne qui se lie à la terre. La tranquilité caractérise également cette période de l’année. On ne croise le plus souvent que quelques visages. Des baroudeurs avertis ou les autochtones qui profitent des beaux jours, la horde de touriste passée. Car quoi qu’on en pense, la basse saison, comme la nomme les professionnels du tourisme, réserve un climat des plus agréables, à qui veut bien tenter l’aventure. Le temps d’un week-end ou seulement d’un dimanche après-midi, c’est aussi l’occasion de s’offrir un bref dépaysement après la semaine de dur labeur. Une déconnexion. Et le tube de Francis CABREL n'en altère rien de sa pureté, au contraire il le sublime. Car le hors saison c'est avant tout une mélancolie heureuse. Un dépaysement qui fait le va et vient entre nos for intérieur et le paysage et provoque un éveil de nos émotions. Loin des traits communs, il faut saisir le charme envoûtant de la « Hors saison ».

31/07/2008

L'été, source d'évasion

Chaque saison agit sur nous sans que l’on n’en maîtrise l’influence. La luminosité, le climat ou la nature impactent notre existence en créant le décor de notre humeur. Une réplique de la vie dans notre dialogue avec le monde.

Fin du mois de juin, le deux mois d’été s’annoncent enfin dans un soulagement général. La trêve estivale est un moment phare de l’année. Elle offre le repos mérité ainsi qu’un tremplin pour la rentrée. Noyé dans le flot quotidien des multiples tâches indispensables à notre existence, c’est précisément à cette période de l’année qu’il nous est le plus difficile de relever la tête hors de l'eau. C’est culturellement à cet instant que l’on ressent la pause comme essentielle voire vitale. Comme un évènement heureux, la période de rémission s’installe, où la monotonie des tâches s’efface peu à peu au profit de la détente et de l’évasion. Une double évasion d’ailleurs, celle de l’esprit complétée par celle du voyage. Le rythme de notre vie s’adapte à la saison qui se dévoile sous différents attraits. Et tous nos gestes se trouvent influencés par cette danse folklorique. Paré de ses nouveaux habits de lumière, la ville se montre séductrice. Elle se découvre sous un nouveau jour. Les façades des habitations reflètent les couleurs du jour comme de la nuit, alternant les décors de notre évasion. Chaque parcelle de la ville, que tous les citadins ont par ailleurs l’habitude de fréquenter, se révèle soudain comme au premier jour. Les autochtones eux-mêmes se prennent à se balader avec les touristes qui découvrent un nouveau paysage. C’est comme un renouveau qui aiguise toutes les curiosités. Dans un paradoxe assumé, l’été est un piment qui éveille dans notre existence une fraicheur.La lumière qu’il dégage redonne vie à tous nos rêves endormis de l’hiver. Dès les premiers rayons, on se sent comme envahi par un élan salvateur. L'été est la saison de l'évasion. Une évasion qui se libère sous diverses formes. Une scénographie plein air qui réunit spectateurs, comédiens et figurants. Le stade de l’éclosion dépassé, chacun s’épanouit en plein soleil. L’émerveillement de la découverte laisse la place à une douceur enivrante.Le soleil exactement, tel un projecteur sur nos vies met à nue les moindres recoins de notre peau. Il ouvre ainsi le rideau sombre des saisons que nous avions tissé comme un écran protecteur. En artiste inexpérimenté mais pourtant sans maladresse, nous paradons sur la scène estivale, aux rythmes de l’eau qui jaillit des fontaines. Nos corps impatients s’épanouissent et s’abreuvent de la lumière et de la chaleur. Certains s’étalent et se prélassent sur une plage, un jardin ou une terrasse. L’eau devient un bien précieux alors que l’ombre se raréfie. On la consomme allègrement afin qu’elle nous désaltère. La rosée de l’hiver n’a pas suffit à épancher notre soif. En terrasse, les gens célèbrent l’aura de l’été où les artistes pullulent dans les rues. Enfin les plus voyageurs se mettent en mouvement et avancent vers l’infini. Les destinations exotiques comblent notre désir de s’éloigner le plus possible de notre décor quotidien. La tentation d’une nouvelle découverte, l’exploration de l’horizon. A l’autre bout du monde, une ballade en soirée sur un port illuminé par une poignée d’étoiles nous rappelle comme la beauté se mêle dans une parfaite harmonie avec la simplicité. La chaleur du jour se prolonge jusque tard dans la nuit relayée par la lune qui se fait complice de cette cérémonie. Un sursis que chacun goûte telle une précieuse obole. L’évasion restera gravée bien au-delà du séjour.