Le cours d’une année est constitué d’une multitude d’étapes successives qui se renouvellent inexorablement. Il en est certaines que l’on appréhende et d’autres au contraire, qu’on appelle de nos vœux. Le mois de septembre incarne la rentrée. C’est une étape ambiguë car elle correspond à la fois à une attente pour ce qu’elle suscite comme nouveauté et un regret car elle ferme la porte des vacances. Septembre résonne dans nos oreilles sans que l’on puisse en décrire précisément le sentiment. Un mélange de nostalgie et d’impatience. Pour beaucoup d’entre nous ce mois-ci est celui de la rentrée.Un de plus important symbole se caractérise par le cartable accompagné d’une panoplie d’outillage : crayons, cahiers, livres ou autres fournitures dont les supermarchés regorgent depuis des semaines déjà. Même si jusqu’ici on avait réussit à passer à côté, maintenant, ce douloureux moment s’est déclaré officiellement. Il est sur toutes les lèvres, dans toutes les discussion, comme une odeur d’automne qui se répand dans les rues. La rentrée peut être vue sous l’angle professionnel, alors symbolisée par la réouverture des usines qui avaient stoppées leur activité durant le mois d’août. Bref, la communauté des travailleurs va reprendre le chemin de leur activité quotidienne. Etudiants, retraité, chercheur d’emploi, tous ceux qui manient avec plaisir ou par nécessité leur agenda avec adresse. En outre, la rentrée c’est également la période où l’on reprend une activité associative, sportive ou ludique. Il n’y a qu’à voir le nombre de forum des associations qui se répartit le calendrier du mois de septembre. Il n’est pas une commune ou de canton qui résiste en France à ce temps fort de la vie locale. C’est à la fois la célébration du temps libre et l’explosion du marché du loisirs. Il y en a pour tous les goûts : musique, théâtre, danse, gymnastique… Certains reprennent avec la plus grande impatience l’activité qu’ils pratiquent depuis plusieurs saisons déjà, tandis que d’autres sautent le pas de la découverte. Mais pour certains, c’est également, le temps des cours particuliers et la préparation du rattrapage après un premier échec aux examens de juin. Moins folklorique mais indispensable pour débuter sereinement le premier semestre de l’année scolaire. Sur les ondes de radio, à la télé, dans la presse c’est également la rentrée. Celle de nos émissions favorites. Vont-elles reprendre ? Avec un nouveau présentateur ? Une formule plus populaire ? Quelle innovation va-t-on nous proposer ?En effet, la grille des programmes est un repère pour celui qui suit l’actualité, quelle qu’elle soit : people, internationale, politique, sportive…Combien d’édito du mois de septembre vont traiter de ce phénomène ? La rentrée est un phénomène insatiable par sa dimension culturelle mais pour autant singulier. Quelque soit le contexte que l’on vit, le mois de septembre est une période où l’on doit chercher de nouveaux repères et nécessairement s’adapter. Si le changement d’année civile marque un passage administratif avec une influence psychologique sur les esprits – je me souviens encore la première fois où j’ai indiqué 2000 sur ma copie lors d’un devoir surveillé, la période charnière du mois de septembre est un véritable tremplin dans l’existence.
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06/04/2015
Dossier | Les saisons, calendrier de l'éphémère
Le cours d’une année est constitué d’une multitude d’étapes successives qui se renouvellent inexorablement. Il en est certaines que l’on appréhende et d’autres au contraire, qu’on appelle de nos vœux. Le mois de septembre incarne la rentrée. C’est une étape ambiguë car elle correspond à la fois à une attente pour ce qu’elle suscite comme nouveauté et un regret car elle ferme la porte des vacances. Septembre résonne dans nos oreilles sans que l’on puisse en décrire précisément le sentiment. Un mélange de nostalgie et d’impatience. Pour beaucoup d’entre nous ce mois-ci est celui de la rentrée.Un de plus important symbole se caractérise par le cartable accompagné d’une panoplie d’outillage : crayons, cahiers, livres ou autres fournitures dont les supermarchés regorgent depuis des semaines déjà. Même si jusqu’ici on avait réussit à passer à côté, maintenant, ce douloureux moment s’est déclaré officiellement. Il est sur toutes les lèvres, dans toutes les discussion, comme une odeur d’automne qui se répand dans les rues. La rentrée peut être vue sous l’angle professionnel, alors symbolisée par la réouverture des usines qui avaient stoppées leur activité durant le mois d’août. Bref, la communauté des travailleurs va reprendre le chemin de leur activité quotidienne. Etudiants, retraité, chercheur d’emploi, tous ceux qui manient avec plaisir ou par nécessité leur agenda avec adresse. En outre, la rentrée c’est également la période où l’on reprend une activité associative, sportive ou ludique. Il n’y a qu’à voir le nombre de forum des associations qui se répartit le calendrier du mois de septembre. Il n’est pas une commune ou de canton qui résiste en France à ce temps fort de la vie locale. C’est à la fois la célébration du temps libre et l’explosion du marché du loisirs. Il y en a pour tous les goûts : musique, théâtre, danse, gymnastique… Certains reprennent avec la plus grande impatience l’activité qu’ils pratiquent depuis plusieurs saisons déjà, tandis que d’autres sautent le pas de la découverte. Mais pour certains, c’est également, le temps des cours particuliers et la préparation du rattrapage après un premier échec aux examens de juin. Moins folklorique mais indispensable pour débuter sereinement le premier semestre de l’année scolaire. Sur les ondes de radio, à la télé, dans la presse c’est également la rentrée. Celle de nos émissions favorites. Vont-elles reprendre ? Avec un nouveau présentateur ? Une formule plus populaire ? Quelle innovation va-t-on nous proposer ?En effet, la grille des programmes est un repère pour celui qui suit l’actualité, quelle qu’elle soit : people, internationale, politique, sportive…Combien d’édito du mois de septembre vont traiter de ce phénomène ? La rentrée est un phénomène insatiable par sa dimension culturelle mais pour autant singulier. Quelque soit le contexte que l’on vit, le mois de septembre est une période où l’on doit chercher de nouveaux repères et nécessairement s’adapter. Si le changement d’année civile marque un passage administratif avec une influence psychologique sur les esprits – je me souviens encore la première fois où j’ai indiqué 2000 sur ma copie lors d’un devoir surveillé, la période charnière du mois de septembre est un véritable tremplin dans l’existence.
04/02/2013
C'est l'hiver
30/08/2012
Ombre[s]

La saison estivale possède une part d'ombre. Rien à voir avec l'expression "une ombre au tableau couramment utilisée pour signifier une anomalie ou un désagrément. Quelque chose qui viendrait gâcher la perfection attendue d'une oeuvre par exemple ou encore de n'importe quel type d'évènement. D'ailleurs, inhérente à la projection lumineuse puisque sa conséquence, l'ombre est aussi révélatrice de toute beauté. Car l'ombre n'est pas systématiquement sombre mais seulement dégradée. Et à ce titre, elle ne doit pas être assimilée à une forme d'obscurantisme. Si l'ombre se couvre souvent de mystères, ce peut-être seulement dans l'attente de jours meilleurs.
[Photo : Franck CABON]
Est-il besoin de préciser que l'ombre n'est jamais l'obscurité tout à fait ? Parfois même, celle-ci devient le révélateur de lumière. Je pense précisément à tous ceux dont on dit qu'ils travaillent dans l'ombre - dans le monde du spectacle ou ailleurs - et qui contribuent sans commune mesure à réaliser des projets d'envergure.
06/08/2012
Retour à soi
09/07/2012
[Expresso] Des vacances à vivre
21/03/2011
Le printemps, une saison pleine de promesses
Le décor de notre existence est ponctué par l'alternance des saisons. Les saisons rythment la vie tandis que les évènements marquent des points d'étape. Les saisons agissent sur nos vies comme des moteurs. C'est ainsi que le printemps s'observe tant par le chant du coucou que par les sourires sur les lèvres des gens qui ouvrent à nouveau les volets de leur vie.
21/12/2010
L'hiver, la chaleur de l'intérieur

J'évoque surtout la lumière chaude qui se dégage des intérieurs par les fenêtres embuées.
29/10/2010
Le royaume de la nuit
La nuit est cependant moteur d'espoir. Ne devient-elle pas blanche lorsqu'on demeure éveillé le temps de son règne.
14/10/2010
L'art à trois volets

11/10/2010
[Live] 4 saisons, une vie entière
"Il n'y a plus de saisons" déplorent certains tant il est vrai que les frontières entre chacune sont pour le moins étanches. C'est vrai qu'avec le réchauffement climatique l'été indien n'a plus rien d'orignal et se déclinent toute l'année.
A chaque plat sa saison et à chaque saison sa cuisine. C'est selon. Un peu de fraîcheur en été et de chaleur en hiver. Mais toujours des saveurs intacts. Il n'y a pas d'autre secret que de choisir les produits de saisons. Manger des légumes et des fruits de saisons permet de garder le nord.
07/10/2010
[Lectures] L'été retrouvé

Tendre est la nuit est l'histoire, largement autobiographique, de la décomposition d'un être fait pour être aimé, trop romantique pour pouvoir résister à son époque, trop tendre, malgré son apparente désinvolture, pour savoir sagement vieillir.C'est plus particulièrement l'histoire de l'amour de Dick et de Nicole, dont nous faisons connaissance à travers les yeux émerveillés d'une jeune actrice qui ne résiste pas au charme de Dick. Ce couple très uni cache un secret. Nicole a été soignée par Dick, médecin psychiatre. L'amour qu'elle a porté à Dick a fait de leur union une nécessité. Un jour viendra pourtant où ils devront se séparer...Mais le lecteur aura vécu avec eux les plus belles années d'une vie de loisir rendue magique par la richesse, les voyages. C'est un extraordinaire témoignage sur la vie d'entre les deux guerres qui nous est offert, un témoignage qui ne va pas sans une douloureuse nostalgie, un livre ensorcelé.Ce roman domine, avec Gatsby le Magnifique, l'oeuvre de Francis Scott Fitzgerald, l'émouvant représentant de la fameuse « génération perdue ».
Tendre est la nuit (en anglais : Tender is the Night) est le quatrième roman de l'auteur américain Francis Scott Fitzgerald.04/10/2010
L'automne révélé

"Arrière saison", ou pis encore : "morte saison" ce sont de malencontreux qualificatifs que l'on entend parfois à propos de l'automne. C'est pourtant à cette saison que la nature révèle toute sa richesse. A l'or vert du printemps, l'automne préfère les couleurs flamboyantes telles que l'organgée, le rouge vif ou encore le jaune lumineux. D'aucuns diront que c'est une saison qui nous mène tout droit vers la rudesse de l'hiver. Et qu'à ce titre, elle ne fait qu'assombrir chaque jour un peu plus les lumières de l'été. Alors qu'au contraire, l'automne nous conduit en douceur jusqu'aux lumières sacrées de Noël. Le changement d'heure ! Quelle opportunité formidable pour les bougies qui éclairaient jusque là nos nuits d'été. Elles peuvent à présent révéler leurs lueurs dès la fin d'après-midi.
Si le premier jour de l'automne se situe au mois de Septembre, c'est pourtant bien le mois d'Octobre qui incarne le mieux cette saison. "Le soleil sortira à peine, Nos corps se cacheront sous des bouts de laine" C'est ainsi que Francis CABREL traduit la mélancolie d'Octobre dans sa chanson éponyme. Une saison pleine de poésie.
Autre point commun avec le printemps, l'automne est également une saison de découverte. Au printemps, ce sont les filles qui se découvrent et en automne la nature. Les arbres libérés de leurs lourds manteaux reposent leurs branches et nous laissent apercevoir le ciel. Le soleil est bas et l'ombre lasse. Seul le repos est de rigueur.
19/07/2010
[Expresso] L'été, saison culturelle

Plus que toutes les autres saisons, l'été célèbre la culture. Les scènes et les interprètes de tous horizon ivestissent l'espace public rendant accessible l'art. Et ce dans toutes les villes touristiques.
Un été sans culture ne ressemblerait à rien et paraitrait vide. Pourtant il semblerait qu'une épée de Damoclès pèse sur la culture.
La Culture entend-on est aujourd'hui mise à mal.
Sommes-nous en train de vivre les sombres heures de la Culture en conséquence de la rigueur que les collectivités s'imposent ?
C'est semble-t-il en ces termes que s'exprime Jean-Michel DJIAN en couverture du quotidien Ouest France.
A quoi sert la Culture ?
Au delà de la seule distraction qui est déjà une utilité suffisante, la Culture est vecteur de messages.
La culture, c'est ce qui répond à l'homme quand il se demande ce qu'il fait sur la terre. Et pour le reste, mieux vaut n'en parler qu'à d'autres moments : il y a aussi les entractes. C'est ce que déclare en substance André MALRAUX dans un discours à Amiens lors de l'inauguration d'UNE maison de la Culture précisément.
Si la Culture est en effet indispensable car vitale à l'existence humaine, elle se manifeste sous plusieurs formes dans notre quotidien et chose plus rare, dans les medias. En voici deux exemples.
Le théâtre produit de la pensée au même titre que la danse bouscule les lignes établies pour nous ouvrir vers des horizons nouveaux.
Tout au long de l'été, je vais tenter de décliner la culture sous toutes formes.
21/06/2010
L'été, une fenêtre ouverte
01/04/2010
Les 4 saisons
25/02/2010
Les sports d'hiver
A beau milieu de la foule, j'attends mon tour aux côtés d'une multitude d'inconnus avec tout de même un point commun : nous avons tous des skis aux pieds.
07/09/2009
Une sensation de l'automne
En cette période de changement de saison, on voit poindre quelques signes annonciateurs que l’on sait reconnaître chaque année. Il y a les rites habituels avec la rentrée scolaire mais aussi les traits de la nature qui mûrissent. A tel point qu’on pourrait presque parler d’un certain parfum porteur de promesses. Néanmoins, les indices laissés par la nature en mutation se ressentent plus qu’ils ne se voient. Comment se manifeste cette perception ? Au cœur du mois de septembre, nous sommes à l’aube de l’automne, et les premières feuilles ne sont pas encore tombées. La nature demeure verdoyante. Avec une assiduité sans défauts, le soleil pointe chaque matin. Mis à part les activités qui reprennent chaque année, rien ne nous indique dans notre environnement que l’été touche à sa fin.
Néanmoins, hier, en sortant de mon bureau, je m’arrête sur le parvis de l’immeuble avec le sentiment de percevoir un changement. Après un rapide tour autour de moi, je n’observe cependant pas de différence flagrante, hormis le nombre plus important de voiture sur le parking alors qu’en juillet août il était désert. Et tout juste un petit vent chaleureux.
Auprès d’une de mes collègues, je m’étonne de ce que, sans pouvoir en expliquer la raison, j’ai l’intuition que l’automne est là. Je le devine et en ressent la présence. Effet psychologique de la rentrée peut-être ? J’attends de savoir ce qu’elle en pense afin de trouver quelques explications en confrontant nos deux visions.
Et voilà qu’elle me donne la clef. Le soleil bien que toujours présent est moins haut dans le ciel. L’ombre qui se propage sur le sol s’en trouve par ce fait allongée. Et si malgré mon attention, je n’y ai pas pris garde, mon cerveau perçoit la différence avec le cœur de l’été. C’est ainsi que même en plein midi, j’éprouve cette étrange sensation que septembre s’est installé.
20/04/2009
A quoi reconnaît-on le printemps ?

A l’instant où je commence à écrire ce nouveau texte, le ciel s’éclaircit et des rayons de soleil inondent mon espace de travail. Une fois n’est pas coutume, je décide de mettre de côtés mes idées et de me laisser aller à la spontanéité première caractéristique du printemps.
Au regard de la scène, c’est un fait, le printemps est là, il marque l’espace et remplit chacun d’espoir, d’appréhension, de chaleur.
D’espoir parce que tout à coup l’horizon s’éclaircit là où depuis quelques mois un lueur sombre règne et obscurcit l’esprit.
L’appréhension car la lumière lève le voile sur ce refuge saisonnier qui nous camouflait pendant l’hiver.
La chaleur sur la peau ravive à l’intérieur de nos corps quelques désirs et conforte cette petite lueur a laquelle nous nous raccrochons pour tenir bon malgré l’actualité morose.
Mais au-delà de ce renouveau, quels sont les indices manifestes qui nous laissent entrevoir que le printemps est là ?
La nature dans sa générosité laisse apparaître d’innombrables indices tels que les bourgeons verdoyants et les quelques fleurs qui anticipent le sacre de l’éclosion généralisée.
Il y a également le chant des oiseaux qui devance le déclenchement du radio-réveil le matin.
J’entrevoie par la fenêtre dans le parc d’à côté un homme allongé qui sommeille en pleine journée sur un banc.
Et, de l’autre côté de la pelouse une des caractéristiques premières du printemps : un jeune couple. Jeune du fait de l’âge des deux amants mais également à la manière dont ils s’effleurent témoignant encore d’une petit gène printanière.
Mais d’autres indices sont plus révélateurs. Dans les rues, les corps des passants se dénudent doucement laissant envisager le plus souvent une peau frêle et diaphane entre les mailles des vêtements que la mode nomme : mi-saison. Et curieusement, une proximité entre chacun des passants s’observe. Proximité ou au départ, chacun est engoncé dans une manifestation de pudeur. Car le bras nu qui en frôle un autre dans le bus ou dans la file d’attente au cinéma n’est plus accoutumé à cette sensation vivifiante.
Ainsi, l’univers de chacun s’ouvre et tout le monde est plus prompt à découvrir le voisin qui attise son barbecue sur la terrasse d’en face. La chaleur des foyers se libère par les fenêtres ouvertes et la vie se manifeste par un va et vient entre l’intériorité et le monde extérieur. Le « bonjour » du matin s’allonge en un « comment ça va ? » et tout à coup, le règne estival retrouve ses marques.
A la manière des grosses chaussures qui laissent la place aux sandales, la vie parfois pesante de l’hiver devient plus légère.
Comme chaque année, le challenge sera élevé à relever car en hiver, on espère que le printemps sera charmant.
03/11/2008
Tout le charme du hors saison

Un peu comme un ciel entre chien et loup ou comme une huître à demi refermée, la période dite « hors saison » n'est en apparence pas très attractive. Elle est, par définition, celle qui n'est plus. C'est le moment où l'on trie les photos des dernières vacances. Celle aussi où l'on projette une prochaine destination. Mais l'on ose à peine s'y pencher, tant la distance et le temps qui nous en séparent nous semblent lointains. On sort des vacances et on ose avouer qu’on aimerai déjà s’y retrouver. A priori, cette période transitoire libère un parfum de nostalgie. C'est le temps de l'entre deux, la mi-saison. Une sorte de sas climatique où l'on ne sait jamais vraiment le temps qu'il va faire. Seule la nature non pas morte mais sauvage règne sur son royaume et nous fait connaître ses caprices. Connaîtra-t-on un été indien ? se demande-t-on chaque année.Et pour profiter pleinement des miettes de la saison passée ou des prémices de celle à venir, il faut se tenir prêt. Rien n'est prévisible à l'avance. Il faut saisir l'occasion. Les rayons du soleil qui pointent un matin et la journée qui s'annonce est propice. Sac à dos, chaussures, appareil photo, casse-croûte et nous voilà partis à la découverte. C'est aussi une période idéale pour qui cherche quiétude, repos et ressource. Le Hors-saison c’est tout le charme qui se répand au-delà des sentiers battus. C’est sauvage et silencieux. La fraîcheur du climat est apaisante et pousse à l'activité. Ainsi la randonnée est la bienvenue à l'abris des pics de chaleurs torrides de l'été. D'autre part, la douceur bienveillante est le meilleur allié avant le froid de l'hiver. La palette de couleur est certes moins vive. Quoique, avec des pigments pastels, la robe qui abrite les paysages n’en est pas plus monotones. Les dégradés rouge et marron de l’automne libèrent une lumière chatoyante. Il en est de même des verts et jaunes du printemps. Quant à l’hiver, la palette de gris révèle un dégradé dont on ne soupçonne même pas les subtilités. Le bleu-gris de la mer quand le ciel s’y confond à l’horizon. Ou le vert-marron de la vigne qui se lie à la terre. La tranquilité caractérise également cette période de l’année. On ne croise le plus souvent que quelques visages. Des baroudeurs avertis ou les autochtones qui profitent des beaux jours, la horde de touriste passée. Car quoi qu’on en pense, la basse saison, comme la nomme les professionnels du tourisme, réserve un climat des plus agréables, à qui veut bien tenter l’aventure. Le temps d’un week-end ou seulement d’un dimanche après-midi, c’est aussi l’occasion de s’offrir un bref dépaysement après la semaine de dur labeur. Une déconnexion. Et le tube de Francis CABREL n'en altère rien de sa pureté, au contraire il le sublime. Car le hors saison c'est avant tout une mélancolie heureuse. Un dépaysement qui fait le va et vient entre nos for intérieur et le paysage et provoque un éveil de nos émotions. Loin des traits communs, il faut saisir le charme envoûtant de la « Hors saison ».
31/07/2008
L'été, source d'évasion
Fin du mois de juin, le deux mois d’été s’annoncent enfin dans un soulagement général. La trêve estivale est un moment phare de l’année. Elle offre le repos mérité ainsi qu’un tremplin pour la rentrée. Noyé dans le flot quotidien des multiples tâches indispensables à notre existence, c’est précisément à cette période de l’année qu’il nous est le plus difficile de relever la tête hors de l'eau. C’est culturellement à cet instant que l’on ressent la pause comme essentielle voire vitale. Comme un évènement heureux, la période de rémission s’installe, où la monotonie des tâches s’efface peu à peu au profit de la détente et de l’évasion. Une double évasion d’ailleurs, celle de l’esprit complétée par celle du voyage. Le rythme de notre vie s’adapte à la saison qui se dévoile sous différents attraits. Et tous nos gestes se trouvent influencés par cette danse folklorique. Paré de ses nouveaux habits de lumière, la ville se montre séductrice. Elle se découvre sous un nouveau jour. Les façades des habitations reflètent les couleurs du jour comme de la nuit, alternant les décors de notre évasion. Chaque parcelle de la ville, que tous les citadins ont par ailleurs l’habitude de fréquenter, se révèle soudain comme au premier jour. Les autochtones eux-mêmes se prennent à se balader avec les touristes qui découvrent un nouveau paysage. C’est comme un renouveau qui aiguise toutes les curiosités. Dans un paradoxe assumé, l’été est un piment qui éveille dans notre existence une fraicheur.La lumière qu’il dégage redonne vie à tous nos rêves endormis de l’hiver. Dès les premiers rayons, on se sent comme envahi par un élan salvateur. L'été est la saison de l'évasion. Une évasion qui se libère sous diverses formes. Une scénographie plein air qui réunit spectateurs, comédiens et figurants. Le stade de l’éclosion dépassé, chacun s’épanouit en plein soleil. L’émerveillement de la découverte laisse la place à une douceur enivrante.Le soleil exactement, tel un projecteur sur nos vies met à nue les moindres recoins de notre peau. Il ouvre ainsi le rideau sombre des saisons que nous avions tissé comme un écran protecteur. En artiste inexpérimenté mais pourtant sans maladresse, nous paradons sur la scène estivale, aux rythmes de l’eau qui jaillit des fontaines. Nos corps impatients s’épanouissent et s’abreuvent de la lumière et de la chaleur. Certains s’étalent et se prélassent sur une plage, un jardin ou une terrasse. L’eau devient un bien précieux alors que l’ombre se raréfie. On la consomme allègrement afin qu’elle nous désaltère. La rosée de l’hiver n’a pas suffit à épancher notre soif. En terrasse, les gens célèbrent l’aura de l’été où les artistes pullulent dans les rues. Enfin les plus voyageurs se mettent en mouvement et avancent vers l’infini. Les destinations exotiques comblent notre désir de s’éloigner le plus possible de notre décor quotidien. La tentation d’une nouvelle découverte, l’exploration de l’horizon. A l’autre bout du monde, une ballade en soirée sur un port illuminé par une poignée d’étoiles nous rappelle comme la beauté se mêle dans une parfaite harmonie avec la simplicité. La chaleur du jour se prolonge jusque tard dans la nuit relayée par la lune qui se fait complice de cette cérémonie. Un sursis que chacun goûte telle une précieuse obole. L’évasion restera gravée bien au-delà du séjour.