22/09/2014

[Expresso] Le patrimoine, la nature et l'Europe

Affiche JEP 2014

Dans la lignée  de commémorations de l'été, se profile le week end qui a célébré le patrimoine dans toutes ses dimensions : naturelle, culturelle mais également urbaine citoyenne... Avec un trait commun : l'Europe.
A travers les multiples facettes que revêt le patrimoine, c'est l'occasion de témoigner de la vitalité de celui-ci. Mais aussi de caractère essentiel qu'il présente.

 [Développer l'Europe ; entretenir le patrimoine  et préserver la nature comme trois axes structurants pour l'avenir] 

Patrimoine culturel, patrimoine naturel réunit en un seul événement deux énergie fondamentales de la civilisation. La culture et la nature. L'homme et son environnement. Loin d'être figé, le bien commun offre un repère pour notre humanité.

15/09/2014

[Débat] La littérature, virtuelle ou réelle ?

En cette période où la rentrée littéraire bat son plein, voici un invitation au débat sur le rôle et la place que tient la littérature dans la société.

Quimper, mai 2014

Les romans disent-ils de nous ce que nous ignorons d'eux ? André GIDE développait cette idée à propos des mots qui surgissent sans qu'il nous ait semblé les avoir invités. Sans aucun doute, la littérature aide l'homme à vivre dans les sens où elle ouvre de nouveau possible, laisse libre cours aux fantasmes de toute nature et enveloppe le lecteur d'une sensation de bien-être. Elle donne corps à l'esprit. En dehors de toute utilité

[La littérature donne corps à l'esprit]


S'il est convenu de considérer que les romans rendent compte plus ou moins fidèlement de la réalité en réunissant des faits réels avec l'imaginaire de l'auteur, il arrive que la réalité elle-même trouve dans la littérature un source d'inspiration. Et d'aspiration. S'en trouve alors un subtile mélange entre mythes et réalité ou le récit s'entremêle au parcours de vie. Et dans ce flou, surgit un personnage . 

11/09/2014

[Lecture] Dialogue judéo-arabe

S'il est dans les usages qu'une conversation réunissent des avis divergents, il est moins conventionnelles de faire s'exprimer les tenants de deux peuples en guerre jusqu'à atteindre le paroxysme de leur désaccord. Essai réussit car intelligible bien que beaucoup de questions demeurent sans réponses. A chacun donc de se forger son point de vue.  

Que peut-il y avoir de commun entre un marocain musulman et un juif d'origine tunisienne ? L'amitié et le journalisme. Le premier force au respect, le second au dialogue. C'est par cosnéquent à une intifada un peu singulière que se livrent les deux journalistes aux convictions opposées au fil ininterrompu de cet ouvrage. A la différence du terme employé dans le contexte militaire, le "soulèvement" vise plutôt ici à faire prendre de la hauteur à une situation embourbée. A coups de faits, d'arguments, d'interprétation aussi, chacun tente de défendre sa vision dans un maëlstrom de complexité et les méandres d'un conflit aux multiples facettes : religieuse, culturelle, historique, géographique, économique...
Entre islamisme et sionisme, il est loin d'être évident de se frayer un chemin raisonnable. C'est pourquoi, ce dialogue pose plus de questions qu'il n'offrent de réponses toutes faites. Et c'est heureux, car telles que'elle sont posées ici, les questions permettent d'aller au fonds de choses.
Sur fonds de dissensions irréductibles deux questions fondatrices se posent : la solidarité arabe est-elle condamnée à être arabe ? Israël est-il la nation des Juifs ?

[Un dialogue de guerre dans un esprit de paix oblige chacune des parties
 à s'écouter sans toutefois s'entendre]

Longtemps ennemis, Hamid BARRADA et Guy SITBON ont décidés de se retrouver autour d'un dialogue si ce n'est fécond tout au moins respectueux de l'autre. Rarement d'accords tant leurs opinions, convictions et raisons divergent, ils ont accepté de déplacer le conflit du terrain militaire à celui plus feutré d'un essai. Comme ils l'affirment eux-mêmes : Tant qu'on n'a pas posé un problème, on ne le résout pas, la guerre continue. Deux visions du monde en partage comme deux lectures d'un même conflit qui s'affrontent sans que personne. Un paradoxe ou les arguments plutôt que les armes dessinent le chemin d'un dialogue retrouvé.


L'Arabe & le Juif. Dialogue de guerre, Hamid BARRADA, Guy SITBON, PLON, 2004

10/09/2014

Newsletter | Actualités des Idées - sept 14


A la une comme à la carte, [Hors-d'oeuvre] passe en revue les idées au fil de l'actualité
                                         

Chèr(e) lecteur(trice), retrouvez ici les idées du mois : 

Edito | Un monde d'idées 

Les idées élèvent-elles l'individu au rang de citoyen ? Ce fût la thèse de Platon qui fonda la dialectique pour atteindre l'idée comme essence de toutes choses. Si certains ont cru pouvoir se passer d'idées durant l'été afin de privilégier un pragmatisme dépourvu de réflexion, sans doute est-il nécessaire de rappeler la complémentarité des deux exercices. "Il faut agir en homme de pensée et penser en homme d'action" conseille Bergson. N'est-il pas de meilleur moment que celui de la rentrée pour mettre en oeuvre ce programme ? 
Entre le fantasme et la réalité, apparaît l'idée ; entre l'utopie et la résignation, réside l'idée et entre l'événement et les faits, demeure l'idée. Imperturbable, l'idée est une force créatrice et le sillon de tout projet, de vie comme de société. 
C'est à cet acte créatif que s’astreint votre média depuis ses débuts. Et cette nouvelle rentrée le confirme. Développer des idées permet de renouveler et faire durer toute activité. Cette leçon est sans nul doute valable pour nombre d'acteurs en cette période.
Elles en ont fait du chemin les idées depuis la mise en ligne de [Hors-d'oeuvre] en décembre 2007. En traversant les méandres de l'existence, elles n'ont de cesse d'alimenter la réflexion, de décrypter la complexité et de croiser les regards afin de révéler la diversité du monde. La recette de l'analyse que nourrie votre média s'appuie sur le triptyque socio-psycho-philo.
Ainsi, vous retrouverez désormais, en lieu et place du Dossier des idées, chaque mois une newsletter pour faire place aux idées ! F-X.H

Le mot de l'actualité | Rythme (à retrouver sur Angers Mag)
Redonner sens à l'actualité au travers d'un mot présent dans le débat public, c'est l'objectif que poursuivra désormais chaque mois cette chronique.  

Observé à l'échelle planétaire, le conflit qui oppose l'Etat d'Israël et le peuple palestinien fait figure d'exemple de l'incapacité des peuples à se reconnaître l'un l'autre. Bien loin d'être à ce titre exemplaire, la situation de guerre cristallise tout ce qu'une société peut contenir de plus vil : ses complexes, son ressentiment, sa haine. Une opposition systématique où chacun projette sur l'autre sa propre frustration. De l'impossible accès de soi-même à sa part de liberté ?

Une société s’éduque-t-elle serait-on parfois tenter de penser ? Si l’éducation ne constitue pas une fin encore moins une solution prête à l‘emploi, elle demeure un moyen incontournable pour mener son existence. L’éducation offre les conditions de la liberté. Elle permet de se libérer de l’asservissement pour un peuple, de décrypter le monde et par conséquent créer des repères, ou encore favorise l’obtention d’un emploi. Si l'heure de la rentrée sonne une fois dans l'année, l'éducation dure toute une vie et réunit des éducateurs de différents milieux. 

L'article | Quelle est votre forme d'intelligence ?  (L'Express)
Les formidables progrès des neurosciences depuis 20 ans montrent que nos capacités cérébrales sont évolutives, multiples, protéiformes. Et peuvent croître à tout âge ou progresser en fonction de notre histoire, de notre environnement. Explication et travaux pratiques avec les tests exclusifs de L'Express.

Les compétences qu'un professionnel est amené à solliciter dans emploi sont de trois ordres : les savoirs qui correspondent aux connaissances théoriques acquises ; les savoir-faires dont il maîtrise la technique et le savoir-être qui s'illustre par une posture ainsi qu 'un comportement adaptés au milieu professionnel. Bien entendu, aucune de ces trois dimensions n'est acquis de manière ferme et définitive. Elles s'appréhendent au début de la carrière et se développe au fil de l'expérience.

Le fil des idées | Qu'elle soit littéraire, associative, scolaire ou politique, la rentrée est un miroir des activités humaines. Et un moteur à optimisme.  
Club des idées | Sur la page facebook, vous êtes désormais 33 à nous suivre

L'équipe de rédaction [Hors-d'oeuvre] 

08/09/2014

DOSSIER | L'éducation, exercice de toute une vie


Prague, déc 2011

Introduction | Matière première

En quoi une société de l'intelligence serait-elle une société qui réfléchit dans le but de construire son avenir ? Entre éveiller, instruire et former une personne pour qu'ensuite celle qui a reçu ce patrimoine vienne à son tour transmettre à d'autres ce qu'elle a appris, le parcours éducatif dure toute une vie. Et constitue de ce fait un enjeu énorme pour toute société. Il s'agit d'assurer la transmission de la culture, de l'histoire ou encore des valeurs ancestrales. Dans n'importe quelle société moderne, cette transmission passe par les trois dynamiques du savoir, du savoir-faire et du savoir-être. L'enseignement transmets le savoir, la formation permet l'apprentissage des savoir-faires et la participation citoyenne garantit le savoir-être. Partout où elle se déploie, l'éducation est donc une chance à cultiver. Et plus encore, l'action éducative nécessite de développer une société où les citoyens disposent des conditions nécessaires à l'apprentissage de la connaissance.
Dans le contexte de pertes de repères que nous connaissons actuellement, l'éducation est une question brûlante de l'actualité que l'on ne met pas suffisamment sur le devant de la scène médiatique. L'éducation est un enjeu de société dont l'objet ne se réduit ni au salles de classe, ni au foyer familial, non plus à l'action politique. L'éducation concerne la vie sociale toute entière et sans doute est aujourd'hui l'affaire de tous. Néanmoins, à chacun son rôle et sa place.
Qu'elle soit spécialisée ou plus traditionnelle, l'éducation est un bien nécessaire pour le développement d'une société. Eduquer, affirme Hannah ARENDT, c'est élever les murs du privé autour d'un enfant pour le protéger du dehors. La philosophe précise dans son ouvrage : "Condition de l'homme moderne" qu'il faut en effet différencier le domaine public dont la réponse est politique du domaine privé où intervient la famille.


[La famille est le premier rempart de la cohésion sociale d'une société. Pour autant il faut tout un village pour éduquer un enfant selon un adage bien connu. C'est pourquoi l'éducation est un enjeu sociétal et l'affaire de tous. Ainsi, si l'acte éducatif favorise l'attachement de l'élève à des valeurs, il débute par le détachement du précepteur]


Tout acte éducatif s'équilibre entre sensibiliser et transmettre

L'éducation passe par un acte qui prolonge le discours. L'acte éducatif s'appuie sur des valeurs, des principes et des savoirs. Sans oublier l'indispensable sensibilisation qui joue un rôle moteur de l'apprentissage. Si l'éducation est une dimension collective elle se manifeste également sous une forme plus personnelle. Ainsi, l'éducation est un exercice qui se pratique au quotidien et concerne autant les autres que soi. Elle est affaire de volonté et se présente comme un paravent contre la fausse route qu'offre à certains égards le simplisme. C'est pourquoi s'éduquer nécessite parfois de se faire violence pour mieux correspondre à l'idéal que l'on s'est fixé. Ainsi, l'éducation se conjugue à tous les âges de la vie et on n'y met jamais véritablement un point final. Ni au sortir de l'adolescence lorsque l'on se sent libéré de la contrainte parentale. Pas plus que lorsque l'on clôt le dernier chapitre de notre scolarité. En ce sens l'éducation est continue et le souci de se former n'a pas d'échéance. C'est alors que l'on parle de formation tout au long de la vie.
F-X.H

Au sommaire de ce dossier de rentrée, retrouvez :

[Médito] Curiosité
[Débat] Eduquer et instruire
[Expresso] Temps de l'enfant
[Expertise] Bouleverser l'école Par Jacques ATTALI
[Lecture] L'éducation, un trésor est caché dedans (Rapport de l'UNESCO)
[Live]  Réussir autrement avec les MFR
[Initiative] Enseigner la vie
[Portrait] La ville éducative
[Regard] L'acte éducatif, empreinte existentialiste
[Voyage] L'éducation à travers le monde : ensemble agissons


04/09/2014

[Regard] L'acte éducatif, empreinte existentialiste

Qu'est-ce qu'éduquer ? S'agit-il d'élever les individus afin que ceux-ci libèrent leur potentiel et trouvent le chemin d'un accomplissement personnel ou cela consiste-il plutôt à les formater dans une norme sociale gage de civisme mais parfois aussi vecteur d'asservissement ? 


Le Touquet, juin 2012

S'il relève d'une nécessaire pédagogie, l'acte éducatif n'est pas une formule binaire mais s'illustre plutôt comme une équation à plusieurs inconnues. Il reflète tout d'abord l'expression identitaire de celui ou celle qui l'incarne. J'éduque en fonction de ce qui me semble bon suivant mon cadre de références. Mais aussi en fonction du projet que je fonde selon un avenir que j'entrevoie. A ce titre, l'action éducative s'illustre nécessairement par une certaine retenue pour ne pas dire une forme de renoncement de la part du précepteur quant à la projection que celui-ci rêverait d'insuffler à celui qu'il accompagne. Il est rare q'un élève reproduise sous la forme exacte le voeux du maître. Au contraire, celui qui apprend éprouve le besoin de s'approprier ce qu'il reçoit afin de le faire sien et de construire sa personnalité propre. En ce sens, l'acte éducatif apprivoise le sentiment d'impunité pour construire celui de la liberté. Celle de la République et de la démocratie qui délivre de l'absolut stérile pour la fécondité du monde commune. Mais qui dans le même temps doit garantir l'expression individuelle qui évite le cloisonnement de l'entre soi. 

L'acte éducatif débute par le détachement

Les valeurs, principes et histoire que portent l'instructeur ne sont que des outils éducatifs dont la matière première demeure l'enfant qui s'exprime à travers sa sensibilité, son rythme et son caractère qui lui sont propres. La rencontre de ce s deux univers crée l'expérience qui aboutira à une chemin de vie. L'exercice premier pour le parent comme l'enseignant ou encore l'accompagnateur pourvu qu'il inscrive son rôle dans une posture éducative est de procéder au détachement en regardant le postulant tel qu'il se caractérise et non tel que l'on souhaiterait qu'il soit. C'est en marchant que l'on construit le chemin et en observant l'élève que l'on invente la pédagogie personnalisée. 


Dans la catégorie REGARDS, retrouvez,  : Philosopher, du regard au point de vue

01/09/2014

[Médito] Ici et maintenant

Entre l'illusoire fuite en avant et l'impossible retour en arrière, il devient nécessaire de vivre au présent, temps du pragmatisme et de la lucidité. Et si la rentrée se révélait une occasion pour tenter le lâcher prise ? C'est à dire échelonner les objectifs de moyens et de résultats selon une graduation réaliste.

Paris, août 2012

A la différence du début de l'année civile, qui témoigne des résolutions d'ordre général à suivre, la rentrée de septembre s'illustre par des objectifs précis à mettre en oeuvre. Renouveau pour les uns - en particulier les acteurs de l'éducation et du milieu associatif - poursuite pour les autres, ce moment s'inscrit pour chacun dans une continuité qu'il peut être utile de remettre en cause. 

S'il importe d'être attentif aux opportunités tant il est vrai que le plat de la chance ne passe que rarement deux fois consécutives, la volonté inconsidérée de maîtriser les choses ne rendent pas plus la vue qu'elle n'apporte la concentration nécessaire. Dans la vie personnelle comme professionnelle, le lâcher prise donne à voir les événements sous un angle nouveau, parfois propice à des réactions plus spontanées qu'instinctives. Et si la rentrée se révélait une formidable opportunité pour tenter de transformer l'objectif de résultat en un objectif de moyen ? Une manière de se donner la possibilité d'entreprendre autrement son activité.

[Dans le récit comme dans la vie, le présent est le temps de l'action. 
C'est ainsi que l'on s'engage et que l'on rapporte les faits]
                                 
Considérer qu'à l'impossible nul n'est tenu  n'exclut pas une démarche volontariste mais défend l'idée qu'il faut adapter ses efforts à la mesure du contexte tout en créant les conditions d'un environnement favorable à l'émergence d'opportunités. Il faut se tenir prêt à accueillir ce qui vient  et le cultiver tel un capital pour l'avenir. A la différence du célèbre carpe-diem qui ne se soucie pas d'autre chose que de l'événement quotidien, dans le présent de l'action, ce que je fais aujourd'hui est une base pour demain. 
Lâcher prise ne signifie en aucun cas arrêter d'agir ni même diminuer l'amplitude de son activité mais implique seulement de conduire autrement ses actes selon une organisation adaptée à son propre équilibre. Cette posture permet en outre d'être plus efficace et d'éviter l'épuisement nerveux. Il s'agit par conséquent de réorienter ses efforts sur ce qui est modifiable en lâchant littéralement l'irrémédiable. Cela revient à envisager son volontarisme au-delà de ce qui est vain, en tenant compte des contraintes afin d'inscrire celui-ci dans une logique d'efficience. 


25/08/2014

Edito des idées | Le travail, mode d'emploi

TRAVAIL | Est-on censé attendre du travail un accomplissement de soi ? C'est la question qui se pose dans la conjoncture socio-économique actuelle où l'activité professionnelle se résume souvent à un mode de subsistance. La nature même des tâches autant que l'exercice de la profession n'assurent plus une valorisation suffisante de l'individu. C'est alors dans la relation d'équipe et à travers la solidarité qui se noue alors que se structurent les salariés plus que par la fierté de leur ouvrage. Et la réalisation de soi se révèle dans la défense collective de son métier plus que dans la valorisation de son savoir-faire.
Fès, juillet 2012




 "Le travail est facteur d'une émancipation que l'accès à l'emploi sanctionne"

18/08/2014

Edito des idées | Le changement social, une fabrique pédagogique

PEDAGOGIE | Si le terme pédagogie est traditionnellement associé aux champs éducatifs et plus spécifiquement encore à l'environnement scolaire, sa vocation porte une résonance bien plus large. Dans la plupart des milieux socio-économiques, la pédagogie est aujourd'hui utilisée pour accompagner le concept contemporain d'un phénomène millénaire : changement social. En effet, si cette manifestation de la civilisation est naturelle, elle doit néanmoins être accompagnée car elle implique une évolution culturelle des pratiques. La méthodologie, c'est le sens et la fonction de la pédagogie que de répondre à la question : comment mettre en oeuvre une société adaptée au monde qui vient ?


"En tant que méthode pour agir, la pédagogie vertueuse nécessite écoute active, 
curiosité, créativité et l'échange."




11/08/2014

Edito des idées | Citoyens d'Europe

EUROPE Dans le concert des nations, l'Europe peine à peser comme un seul homme. Tout d'abord parce qu'elle n'est sans doute pas suffisamment structurée en son sein. Mais également, car elle réunit des identités multiples qui en font tant sa richesse que sa frustration. Mieux que les discours, les actes du passé tels que la monnaie unique ou la disparition des frontières ont fabriqué une Europe contemporaine qui demeure inachevée. Au XXIe siècle naissant, la démocratie à l'échelle communautaire n'accepte pas la demi-mesure. La construction européenne nécessite une mutualisation des ressources. Il n'existe pas de clé plus efficace pour déverrouiller la porte de l'avenir qu'une Europe fédératrice des énergies, des solidarités et des activités humaines. Les Etats-Unis d'Europe ?





"Dans une conjoncture de forte euro-hostilité, il importe de vanter plus que jamais, les mérites d'une Europe fédérale. "





04/08/2014

Edito des idées | Société-monde

MONDIALISATION | Existe-t-il une mondialisation heureuse ? La mondialisation ne laisse certes personne indifférent mais pourquoi ne l'envisage-t-on qu'en en termes négatifs ? Envisager le monde dans sa globalité, c'est l'appréhender à travers sa diversité. Et par conséquent avec réalisme. Chaque pays doit pouvoir prétendre au développement sans que pèse sur lui l'ombre qu'il fera aux autres grâce à ce bénéfice. 
Bien sûr, cette lucidité ne veut pas dire que l'on accepte toutes les concessions. Pour qu'il existe une mondialisation heureuse, celle-ci doit être équilibrée et harmonieusement répartie à l'échelle de la planète. La mondialisation ne serait-elle en fait qu'une utopie ?







"La globalisation des échanges, l'internationalisation des activités, et la mutualisation des ressources ouvrent à une responsabilité collective et poussent à une organisation démocratique planétaire"




Retrouvez le Dossier | La mondialisation, une société à grande échelle

DOSSIER | La mondialisation, une société à grande échelle


Lisbonne, mai 2013

Introduction | Société-monde

Adulée par les uns et diabolisée par les autres, force est de constater que la mondialisation poursuit imperturbablement son oeuvre à l'échelle de la planète. Et si elle produit de l'exclusion, elle n’est rien d’autre que le miroir des inégalités omniprésentes dans chaque coin du monde. Et malgré ses nombreux atouts en terme de mutualisation d’expériences, la globalisation ne parvient pas à enrayer ces malencontreuses réalités. Elle devient alors un triste bouc émissaire.

Emmenés dans l'ère de la mondialisation, nous vivons dans une société-monde où le moindre battement d'aile d'un papillon dans un coin de la planète éveille à l'autre bout un élan de générosité. Ceci marque l'existence d'une réelle solidarité internationale. Cependant, grand paradoxe, les gouvernants des pays ne parviennent pas quant à eux à s'accorder pour définir communément des objectifs à l'échelle internationale.


[En dépit des fuseaux horaires, nous vivons tous à l'heure de la mondialisation]

Afin d'agir plus efficacement sur les problématiques de la planète, les gouvernants de grandes puissances ont pris pour habitude de se réunir sous la forme de grandes réunions, et de créer des organes de régulation sur les principaux thèmes internationaux. C'est ainsi que sont nées l'Organisation Mondiale du Commerce ou encore celle de la Santé. Ces structures témoignent d'une prise en compte pragmatique des situations d'urgence et assurent un suivi durable. Mais malheureusement cet engagement n'atteint pas un niveau suffisant. Dans de nombreux cas les décisions prises n'atteignent que difficilement le compromis minimum et tant bien que mal tentent de les faire appliquer auprès de collègues pour le moins circonspects. La mondialisation s'illustre ainsi par un processus qui entraîne toute l'humanité dans son sillon dans un mouvement où chacun est tantôt maître du jeu tantôt perdant. Est-il possible aujourd'hui de rebattre les cartes d'un jeu dont le plateau s'étend à l'échelle mondiale ?

[F-X.H]

Au sommaire de ce dossier, retrouvez :

[Médito] Cosmopolites
[Débat] Démondialiser : solution radicale ou finale ?
[Expertise] La "somalisation" du monde
[Expresso] La Chine s'expose
[Initiative]Monsieur Mondialisation
[Lectures] Le monde selon Camus
[Live] Géopolitique en 2013 (Par Jacques ATTALI)
[Regard] L'horloge du monde
[Voyage]Les 3 itinéraires d'Erik ORSENNA

29/07/2014

Edito des idées | L'intemporel monde des idées

IDEES | Qui oserait à notre époque se demander à quoi sert d'avoir des idées ? Si certains d'entre nous croient pouvoir se passer d'idées en le fermant comme un monde à part afin de privilégier un pragmatisme dépourvu de réflexion, sans doute est-il nécessaire de rappeler la complémentarité des deux exercices. "Il faut agir en homme de pensée et penser en homme d'action" conseille Bergson. 
Entre le fantasme et la réalité, apparaît l'idée ; entre l'utopie et la résignation, réside l'idée et entre l'événement et les faits, demeure l'idée. Imperturbable, l'idée est une force créatrice et le sillon de tout projet, de vie comme de société. 








"Indispensable à tout projet, l'idée précède les actes, leur donne une perspective et leur donne un sens "




28/07/2014

Edito des idées | Une éthique de la personne

ETHIQUE | A quelque niveau que ce soit dans l'échelle de nos vies, l'éthique est devenue la nouvelle norme de nos comportements. De slogan idéaliste, elle est en passe de devenir le marqueur de l'ensemble des pratiques des dirigeants comme des citoyens ; de l'action locale aux strates hiérarchiques les plus élevées. La pratique "éthique" ne dispose cependant pas de définition universelle ou de cadre juridique qui fasse autorité. Elle s'exprime par des outils volontaristes que les acteurs veulent bien lui donner. Elle s'illustre aujourd'hui comme le trait d'union entre les valeurs personnelles que chacun s'attribue et l'idéal d'une société à construire.







"L'éthique relève bien moins d'une idée morale que de la manière pratique dont chacun conduit sa vie"






21/07/2014

Edito des idées | L'étonnement écologique

ECOLOGIE | La responsabilité écologique de la biosphère est l'affaire de tous. Et chacun, où qu'il se trouve, peut oeuvrer à sa préservation par des gestes simples. Il importe aujourd'hui se se sentir investit par cette tâche concernant le bien commun que représente la nature comme on peut l'être du respect de l'autre. A l'échelle de la planète, nature et culture ne font qu'un. 




"L'éco-citoyenneté est une graine que l'on sème dès le plus âge afin qu'elle devienne un réflexe qui ouvre au bien-être tout au long de la vie"

DOSSIER | L'éco-citoyenneté pour rester acteur de son éco-système


15/07/2014

Edito des idées | Art de vivre

ART(S) | L'esthétique est une dimension qui jalonne nombre de facettes de l'existence. Et ce, dès le plus jeune âge. L'apprentissage des goûts et couleurs constitue le socle fondateur des choix futurs. Le jugement binaire entre "j'aime" et "j'aime pas" marque l'entrée dans la pensée critique.  C'est pourtant bien plus tard qu se fige la palette des goûts de chacun. Si elle doit se fixer d'ailleurs car on est en droit de penser que les goûts évoluent au cours même d'une vie. Pourvu qu'ils soient tous dans la nature. 


"L'art est un mode d'expression qui s'affranchit des toutes logiques utilitaires pour ne cultiver que le bien-être "

14/07/2014

[Chronique de l'insolite] L'été retrouvé

Pour goûter l'insolite de la vie, il faut accepter de prendre le temps de rester éveiller afin de se laisser happer par les détails. Car, bien souvent c'est leur agglomération qui tisse le fil de l'existence. Et lui délivre son sens. Le sel de la vie - comme le nomme Françoise HERITIER - se reflète au soleil comme dans les marais du même nom. Et comme par magie, les choses ordinaires revêtent des habits de fête en se faisant source d'émerveillement. Preuve que rien n'est superflu. Seul, le regard que que nous posons sur les choses et les événements se fait juge. Et forme une réalité subjective. 

Retrouvez durant tout l'été, la chronique L'été retrouvé sur Angers Mag !

Edito des idées | Le territoire, refuge de nos vies

TERRITOIRE | N'importe quel lieu à l'échelle de la planète illustre les sentiments d'appartenance et d'attachement que l'homme lie depuis toujours avec le territoire sur lequel il mène ses activités. L'habitant réside, travaille, se distrait ou encore s'engage à travers un lien intime avec l'espace. Interdépendant, il marque une empreinte sur un patrimoine qui le façonne tout autant qu'il agit à son endroit. A tel point que celui-ci en devient le socle de son identité. 






"Le plus souvent entendu sous l'angle de l'urbanisme, l'aménagement du territoire impacte les dimensions environnementale, sociale et culturelle inhérentes au bassin de vie."

08/07/2014

[Expresso] Une conférence sociale sans consensus

Le diagnostic présenté par le Président de la République à l'occasion de la 3e conférence sociale est sans équivoque et complet : une destructuration économique à travers une industrie trop faible, une compétitivité dégradée, un système de formation inadapté, une complexité administrative qui peut décourager, une insuffisante valorisation du travail et enfin des inégalités qui excluent de plus en plus une partie de notre pays. Et 'est sans doute le seul point sur lequel s'est assuré le consensus au cours de ces trois jours. 

Dans une logique d'efficience, le dialogue social consiste à réunir les antagonismes idéologiques afin de créer non une convergence de point de vue mais un compromis réformiste. Toute dynamique de changement, aussi constructive soit-elle, se fabrique plus qu'elle ne s'institut arbitrairement. De ce point de vue, le fait même d'instaurer une telle démarche est une étape de la réforme. Et le dialogue social, une manière pour chacune des parties de sortir par le haut d'une situation socio-économique menaçante. C'est la l'espace d'une co-construction. 

[A travers son expérience, Louis Gallois incarne à lui seul 
ce à quoi la aurait dû aboutir... ]

Le fait de réunir autour d'une même table des représentants de salariés, du patronat et des élus pour envisager une rénovation des dysfonctionnements socio-économiques était plutôt de bon aloi. Mais, à défaut de manier la chèvre et le choux, il faut veiller à maintenir un équilibre entre les attentes des uns et des autres. Dès lundi, Louis GALLOIS avait pourtant bien posé l'enjeu : Il est temps que les chefs d'entreprises admettent ce qui est fait et payé par les ménagesIl faut que les syndicats reconnaissent que l'entreprise est le lieu de création des richesses.

A la suite des menaces de part et d'autres des syndicats, finalement chacun a assisté à ce grand rendez-vous.

- Les négociations de branche sur les contreparties au pacte de responsabilité devront être "accélérées".
- Une négociation "dès la rentrée" sur les "demandeurs d'emploi de longue durée"                          - Un "comité de suivi" des aides publiques aux entreprises va être créé, répondant à une demande syndicale.                                                                                                                                      - "200 millions d'euros supplémentaires seront dégagés et votés dès la semaine prochaine" pour relancer l'apprentissage,                                                                                                      - Sur le dossier sensible du dialogue social en entreprise, avec la question des seuils sociaux créant des obligations aux entreprises en embuscade, Manuel Valls a confirmé qu'il ferait l'objet d'une négociation sous peu."
annonce d’une baisse de l’impôt sur le revenu pour les classes moyennes en 2015 

Edito des idées | Le voyage, une évasion intérieure

VOYAGES Il existe autant de destinations que de manières de voyager. Des horizons lointains aux proches contrées ; des courbes urbaines aux campagnes reculées ; des récifs montagneux aux plaines maritimes... les paysages de l'évasion sont pléthores. Et les moyens de s'y rendre tout autant. Il y a ceux qui privilégient les modes doux, individuels ou collectifs sans oublier la marche à pieds qui ouvre à un voyage intérieur. Multiples, ces formes de voyage sont aussi complémentaires les unes que les autres. Et le choix idéal serait de les vivre toutes au cours d'une vie. Car, bien entendu, le voyage est une aventure humaine à renouveler sans cesse pour découvrir et se découvrir. 







"Il n'y a ni saison, ni destination, ni compagnie qui ne soient plus propices aux voyages que le chemin de l'évasion " 








07/07/2014

[Médito] Capital

Le capital, qu'il soit individuel ou collectif, c'est-à-dire le bien d'une personne ou d'une société" peut être financier certes, mais aussi bien culturel, écologique ou social.L'ensemble des biens matériels et immatériels, c'est ce que la richesse économique devrait traduire. 

Les plus sages s'accordent à le dire sans pourtant se trahir, se constituer un capital est indispensable à toute activité humaine. En fonction du contexte où l'on emploie ce terme, le capital peut se révéler social culturel, patrimonial ou encore de santé. Et de toute évidence, c'est un réflexe vital pour assurer non seulement la survie de sa propre personne mais aussi celle de la civilisation toute entière. 
Du point de vue individuel, le capital donne les moyens de dépasser ses angoisses passagères, de prendre que recul par rapport au stress du lendemain ou encore de s'élever vers l'avenir. De construire sa vie sereinement, dirons-nous.

[Capitaliser c'est assurer la condition d'une ressource.]

Entendons-nous bien, sur ce qu'est ici considéré comme capital. Plusieurs significations se rapportent en effet à ce terme polysémique. Il est ici un "ensemble de biens que l'on fait valoir. Mais peu aussi prendre le sens de "priorité que l'on se fixe. Autrement dit, ce qui est capital possède une valeur importante et durable.Si capitaliser consiste à assurer les conditions de sa ressource, l'exercice demande surtout de faire le choix de ses priorités et, par conséquent, de définir une ligne de vie.
Au titre de la vie humaine, la culture, c'est à dire l'ensemble des pratiques, des codes sociaux, des pensées mais encore des utopies constitue une valeur essentielle bien que parfois inestimable. Ces dimensions représentent pour chaque individu et pour l'humanité, un capital.

Vu sous cet angle, le capital est ce que l'on emmagasine pour notre culture personnelle et qui constitue pour partie notre identité.

30/06/2014

DOSSIER | Le voyage, s'évader pour mieux revenir



Editorial | Evasion intérieure


Il existe des caractéristiques conventionnelles au voyage qui s'illustrent par la destination, le temps du séjour ou encore les préparatifs de celui-ci.  Et une méthode aussi. Tous les guides vous le diront, qu'ils soient physique, numérique ou de papier... sans mysticisme, il faut se laisser happer par l'ambiance, la culture, la vie quotidienne des régions que l'on traverse pour goûter la saveur d'un voyage. Les cinéastes Woody ALLEN  dans Vicky Christina Barcelona ou encore Cédric KLAPISH dans l'Auberge Espagnole, ont très bien décrite la méthode.  Il faut accepter de se laisser perdre dans les rues d'une ville afin de découvrir les charmes qu'elle arbore. Des charmes parfois tout en rondeur lorsque le relief se présente à nos yeux à l'image de Prague ou de Lyon.

[La vie est un voyage où l'existence se révèle hors des sentiers battus.]

Tout voyage se distingue également par une sa singularité qui fait de lui une expérience inédite mais lorsque celui-ci se renouvelle. Présent à l'esprit durant toutes les étapes de sa préparation et au-delà du retour à travers les souvenirs qu'il aura fait exister, le voyage est une traversée qui ne se limite pas au seul du temps de départ. Il fait naître une histoire qui stimule l'expérience de chacun.
Aussi lointaine que soit la destination de son voyage, le temps d'un séjour, aussi court soit-il, ramène à soi. Qu'on le veuille ou non le dépaysement se veut introspectif. Un voyage rayonne dans l'espace intérieur au gré des découvertes. Comme si l'inédit des situations vécues éveillait une partie enfouie de soi. En ce sens, l'évasion n'est pas une fuite mais le retour à soi-même. Ni retour en arrière, pas plus que projection dans l'avenir. L'évasion, c'est l'espace d'un instant reprendre son souffle. Et pour ce faire, se tenir en suspension. Et pour cela, il existe différentes manières de s'évader. Physiquement ou encore par la pensée. Se souvenir d'un séjour en se repassant à l'esprit des paysages, des rencontres ou d'autres anecdotes fait partie intégrante de l'itinéraire d'un voyage. Car chaque périple laisse des empreintes dans nos vies et jalonne ainsi nos parcours.  Le voyage bien entendu mais toutes autres sortes de distractions qui nous permettent de se libérer l'esprit.


Au sommaire de ce dossier, retrouvez :

[Médito] Pérégrinations
[Débat] Quelles destinations pour les vacances ?
[Expertise]Le goût des autres
[Expresso] Des vacances à vivre
[Initiative] Retour à soi
[Regard] Voyager
[Lectures]Carnet de route
[Live] Nuits blanches - Benjamin Biolay
[Voyage]Retour d'Istanbul

23/06/2014

[Médito] Pérégrinations

Il n'est sans doute pas de moment mieux choisi que le temps d'un voyage pour apprécier les plaisirs simples de l'observation attentive et la joie de la pleine-conscience qu'offre la pérégrination. Au commencement était le voyage à travers le nomadisme et l'errance. 

Un état qui ne se caractérise pas comme un retour à l'état naturel car en aucun cas cet état de grâce ne fait fit de l'expérience accumulée mais, bien au contraire, la structure dans un processus de masse-ration unique à travers l'activité et le destination choisies. C'est alors que le filtre révèle le substrat de nos vies.
Ce lâcher-prise invite alors à la redécouverte certes de son corps mais aussi de son esprit. Tel la rediffusion d'un film, ce flot de souvenirs révèle quelques pépites enfouies. 

[Quand le limon de nos désirs apparaît sous l'écume du quotidien, 
c'est le substrat de l'existence qui demeure.] 

Ainsi, il n'est pas besoin de pousser bien loin les limites de son corps afin de mieux découvrir ce qui nous habite mais de laisser reposer son être dans une lente et continue infusion.

Au sens propre, notre pensée vaque en continue à travers un rythme qui lui est propre, sur les récifs de l'humeur de chacun d'entre nous. Autrement dit, de manière consciente ou non, chacun fait le point entre les six mois écoulés et ceux à venir. Activité, si l'indéfectible pensée en est une, que l'on peut désigner par biologique dont les vacances n'échappent aucunement à la contrainte. En ce sens, vivre des vacances, doit permettre de se dépouiller de tout ce qui obstrue la mécanique de la pensée. Ainsi, pour être pleinement profitable, ce temps précieux de l'année invite à l'équilibre naturel de chaque être.

16/06/2014

[Lecture] Carnet de bord

A l'approche de l'été, de la pause annuelle et du besoin de vacances, le désir d'évasion s'installe dans nos esprits avec une impatience incessante. Pratique ancestrale de l'activité humaine, le voyage reprend alors ses droits. Un déplacement non contraint mais tellement salvateur. Avec pour unique plaisir, celui de la recherche de liberté loin du conformisme quotidien.


















La migration n'est pas le voyage. Pour se faire voyage, tout déplacement doit exclure la contrainte de la survie afin de ne garder que le plaisir et la recherche de liberté.




Carnets de voyages, Farid ABDELONAHAD, Rider Digest, 2004